MENU
      ÉditoActualitésÉvenementsCommuniquésManifestationsRéflexionsRetour sur...SyndicalismeTravail      vendredi 18 janvier

25 novembre : debout contre les violences faites aux femmes

  

Nous vivons dans un pays où il y a 86 000 viols par an dont seulement 1,5% sont condamnés. 216 000 femmes sont victimes de violences conjugales, 122 sont mortes en 2015. Stop aux violences faites aux femmes !

Nous vivons dans un pays où on enferme une femme, Jacqueline Sauvage, qui a enduré, ainsi que ses enfants, 47 ans de coups, sévices et viols de la part de son mari et a fini par le tuer. Liberté pour Jacqueline Sauvage !

Nous vivons dans un pays où, par manque de volonté politique, les lois et leur application ne sont pas à la hauteur de l’enjeu que représentent ces violences. Pour une loi-cadre contre les violences faites aux femmes !

Nous vivons dans un pays qui a signé et ratifié en 2014 la « Convention du Conseil de l’Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique » dite Convention d’Istanbul. Cette Convention, que les États doivent obligatoirement transposer dans le droit national, contient des dispositions plus favorables que le droit français. Transposition immédiate dans le droit français de la Convention d’Istanbul !

Nous vivons dans un pays qui a adopté une loi courageuse de lutte contre le système prostitutionnel et pour l’accompagnement des personnes prostituées. Application complète de cette loi, avec des budgets suffisants, notamment pour financer les parcours de sortie du système prostitutionnel !

Nous vivons dans un pays où le gouvernement, pliant devant des intégristes religieux, a supprimé les ABCD de l’égalité qui visaient à lutter contre les stéréotypes de sexe à l’école. Pour une réelle éducation à l’égalité, qui ait les moyens concrets d’être effective et de qualité, obligatoire à chaque niveau du système éducatif !

Nous vivons dans un pays où chaque jour 10 viols ou tentatives de viols sont commis sur le lieu de travail, sans parler du harcèlement sexuel, des blagues graveleuses, des remarques sur le physique… Avec en plus le risque pour la victime de perdre son emploi. Adoption d’une norme internationale de l’OIT contre les violences sexistes et sexuelles !

Nous vivons dans un pays où être lesbienne expose encore à des violences physiques et verbales dans tous les milieux : public, professionnel, familial, amical. Sensibilisation à la lesbophobie dans toutes les actions et campagnes contre les violences faites aux femmes. Nous vivons dans un pays où 4 femmes handicapées sur 5 vivent des violences physiques, psychologiques, institutionnelles, sexuelles, de discrimination professionnelle etc. et où le manque d’accessibilité des établissements de santé, des tribunaux, des lieux de formation ou de loisirs perdure. Accessibilité, formation des professionnel-les (santé, police, justice) et quota obligatoire d’emploi de 6%, dont 3% pour les femmes !

Nous vivons dans un pays où l’État consacre 0,05 % de son budget (soit 221,2 millions d’euros) à l’égalité femmes-hommes. Quant à elles, les violences conjugales reviennent à 2,5 milliards d’euros par an (frais médicaux, de thérapie de justice, police, perte d’emploi, déménagements, etc.). Les subventions accordées aux associations qui hébergent et accompagnent les femmes victimes de violences sont rognées constamment. Augmentation du budget du Ministère et des subventions pour que les associations qui remplissent des missions de service public puissent fonctionner !

Nous vivons dans un pays où les discours populistes et réactionnaires augmentent et veulent faire croire que fermer les frontières suffirait à arrêter les violences faites aux femmes ; dans un pays dont le gouvernement a déclaré ne vouloir recevoir en 2 ans que 30 000 exilé-e-s qui fuient la guerre, les persécutions et la terreur, notamment de Daesh en Syrie. Halte aux mensonges, aux amalgames et à la stigmatisation ! Bienvenue aux exilé-es !

Nous vivons dans un pays qui participe à des conflits armés engendrant tueries, violences sexuelles, viol utilisé comme arme de guerre, enlèvements, trafic sexuel, déplacements massifs et forcés, accroissement de la pauvreté, etc. Priorité aux cessez-le-feu, aux pourparlers de paix et à la participation des femmes aux processus de paix !

Nous vivons dans un pays où, malgré les grands principes d’égalité femmes/hommes, inscrits dans tous les textes fondamentaux, dont tout le monde se félicite, sévissent toujours domination patriarcale, inégalités et violences. Au pays des « droits de l’homme » et de l’égalité, on frappe, on viole, on tue tous les jours. Pour que le pays des droits de l’Homme devienne enfin, aussi, le pays des droits des femmes !

A l’appel du Collectif National pour les Droits des femmes, et de nombreuses organisations dont Solidaires, des initiatives auront lieu dans plusieurs villes de France le vendredi 25 novembre. A Paris, une manifestation partira de Bastille à 18h30.




           

Rendez-vous

19 janvier / 9h30 / 31 rue de la Grange aux Belles
Réunion-Débat "De la démocratie économique vers la démocratie totale"
La récente séquence des Gilets jaunes a mis à nu une aspiration à la démocratie face aux décisions d’un pouvoir dépourvu d’une quelconque assise populaire. Au-delà de la satisfaction de revendications relatives au pouvoir d’achat, une proposition de référendum d’initiative citoyenne semble émerger.
21 janvier / 17h30 / Bourse du Travail de Paris
Permanence « Conditions de travail et santé »
Avec le collectif « Pour ne plus perdre sa vie à la gagner »
24 janvier /
Contre le fascisme, solidarité avec le peuple brésilien
L’élection de Bolsanaro à la présidence du Brésil est lourde de menaces. Le fascisme, la dictature militaire ne sont pas tombées aux oubliettes de l’histoire ! Mais l’extrême violence envers les femmes, les pauvres, les LGBTQI, la population noire, les sans-logis ou les sans-terre est bien antérieure. Tout comme les énormes inégalités et injustices sociales qui règnent dans ce pays.
29 janvier / 18h30 / 31 rue de la Grange-aux-Belles
Soirée débat festive pour la sortie du livre "Découvrir Solidaires, l’union syndicale"
Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur l’Union syndicale Solidaires sans jamais oser le demander !
1er février / 17h30 / Bourse du Travail de Paris
Permanence « Conditions de travail et santé »
Avec le collectif « Pour ne plus perdre sa vie à la gagner »

Facebook


Twitter


Actualités

Un salaire pour en finir avec le travail gratuit !
En France comme ailleurs, la tendance est à la baisse des salaires. Depuis une trentaine d’années, on assiste même à la montée en puissance de formes de travail gratuit ou payé en-dessous du salaire minimum. Stages, services civiques et autres emplois-jeunes sont brandis comme des solutions au chômage de masse. En pratique, ils viennent s’ajouter à des formes bien plus anciennes de travail gratuit, en particulier celui assumé par les femmes dans la sphère domestique.
Soirée-débat des Utopiques : Travail, changer tout
« Travail : changer tout », c’est le parti-pris du numéro 9 des Utopiques. Le dossier consacré à cette nécessité se déploie autour de contributions et points de vue différents. Ceux syndicaux et ancrés dans la réalité du travail d’aujourd’hui : des conséquences, sur la vie même des salarié.es, de sa dégradation, des conditions de son exercice, des nouvelles méthodes d’organisation. Il ne saurait être question d’aborder la question du travail sans aborder celle, essentielle, de l’invisibilisation des femmes et le rôle que doit jouer le syndicalisme sur cet enjeu.
Manifestation nationale à Paris contre le projet de réforme de la justice
Les organisations signataires des précédents appels à mobilisation des 9 octobre devant le Sénat, 15 novembre devant l’Assemblée nationale, 12 décembre partout en France dans le cadre d’une journée « justice pour tous » ont préparé conjointement avec le Conseil national des barreaux, la conférence des Bâtonniers et le barreau de Paris un appel pour une grande manifestation nationale à Paris le 15 janvier prochain. C’est à cette date, selon les informations dont nous disposons, que l’examen en séance des projets de loi devrait être repris.
Macron écrit aux français-es... Pour que rien ne change dans la politique du gouvernement
Pour le « débat national », Macron met une condition : N’accepter aucune forme de violence, en considérant que la France est une nation des plus fraternelles et des plus égalitaires. Or, l’accroissement des inégalités subies par un nombre toujours plus grand de personnes est une violence chronique, autrement plus grande et au cœur de la crise sociale et écologique.
Justice pour Sakine, Rojbîn et Leyla, militantes kurdes exécutées à Paris le 9 janvier 2013
Mercredi 9 janvier 2013, les militantes kurdes Sakine Cansiz, Fidan Dogan (Rojbîn) et Leyla Saylemez étaient froidement exécutées d’une balle dans la tête, dans les locaux du Centre d’Information du Kurdistan