MENU
Édito Actualités Évenements Communiqués Manifestations Réflexions Retour sur... Syndicalisme Travail   jeudi 22 février

Agir ensemble contre la répression

  

Nous regroupons ici l’ensemble des éléments sur la répression contre le mouvement syndical et le mouvement social.

Infos et calendrier des « RÉPRESSIONS »

Sont répertoriés sous cette rubrique les poursuites contres des militant-es, manifestant-es (suite au conflit Loi travail, ou suite à d’autres luttes ou actions syndicales), ainsi que les expressions et actions de soutien.
Les informations ci-dessous proviennent des remontées d’informations des syndicats de Solidaires Paris ou de nos « partenaires ».
Parfois, des militant-es poursuivi-es ne souhaitent pas que les poursuites à leur encontre soient publiques.
Nous respectons leurs choix.
Par ailleurs, il est certain que des informations sont manquantes donc à compléter...
 

Actualités et actions recentes

  • 7 février : procès d’un manifestant interpellé devant l’Assemblée Nationale le 5 juillet.
  • 6 février : appel du procès intenté par Emmaüs contre des personnes qui s’étaient rendues à un appel de migrant.e.s en lutte dans leur centre d’hébergement.
  • 13 décembre : procès d’Adil (Postier du 92) au TGI Paris.
  • 8 décembre : procès de Loïc de la Compagnie Jolie Môme.
  • 25 novembre : deux dockers du Havre comparaîtront pour violences lors du défilé du 14 juin.
  • 25 novembre : procès d’un militant suite à un mouvement spontané de migrants le 12 août.
  • 14 novembre : appel des condamnés du centre de rétention de Vincennes en 2008
  • 9 novembre : comparution en correctionnelle d’Aubépine et Houssam, dépositaires du rassemblement de République en solidarité avec les migrants.
  • 24 octobre : procès de l’Attiéké à Saint-Denis.
  • 16 octobre : Cabaret d’Urgence organisé par la Compagnie Jolie Môme dédié aux réprimé.e.s de l’occupation du Medef et à tou.te.s les réprimé.e.s des mouvements sociaux.
  • 15 octobre la coordination anti-répression appelle à une manifestation de la Place de la République à l’Avenue de Flandres.
  • 6 octobre : procès de Fred relaxé une première fois, le parquet a fait appel.
  • 6 octobre : soutien à Alain, militant de SUD Rail, qui passe en conseil de discipline pour faits syndicaux.
  • 6 octobre : à Tolbiac, meeting « violences policières, racisme, islamophobie : faisons front ! »
  • 1er octobre : interdiction de manifester à Calais.
  • 22 sept : devant le lycée Voltaire, mise en joug de mineurs avec un Lanceur de Balles de Défense lors du blocage du lycée.
  • 31 août : arrestation de deux dockers du Havre avec garde à vue à Paris suite à la manif du 14 juin.
  • 6 aout : procès de deux militants commémorant Hirohsima contre l’arme nucléaire ayant collé des autocollants sur des vitrines du local LR
  • 31 juillet : rafles violentes de migrants à Paris, plusieurs réfugiés placés en Centre de Rétention Administrative et pour d’autres remise d’Obligation de Quitter le Territoire Français.
  • 3 juillet : procès d’un salarié de Renault Guyancourt licencié pour avoir diffusé le film "Merci patron".
  • 12 juin : Meaux, poursuite de deux militants associatifs pour avoir mis à l’abri deux réfugiés.
  • 9 juin : Loïc de la Compagnie de Jolie Môme poursuivi pour occupation du siège du Medef.
  • 31 mai : un syndicaliste d’une filiale de RENAULT est licencié pour grève.
  • 18 mai : 6 inculpés dans la manifestation contre celle des policiers d’Alliance.
  • 29 avril : Bobigny, procès suite au blocage du port de Gennevilliers le 28 contre la loi El Khomri.
  • 5 avril : Levallois-Perret, 22 conseils de disciplines, auditions au commissariat, poursuites pour des dizaines de lycéens du lycée Léonard de Vinci pour leur lutte contre la loi travail.
  • 1er avril : lycée Voltaire, poursuite d’un lycéen pour dégradation volontaire.

 

Sans omettre les victimes de violences policières

  • 15 septembre : Laurent Théron de Sud Assistance Publique Hôpitaux de Paris a perdu l’usage de son œil lors de la manifestation contre la loi travail
  • 19 juillet : décès d’Adama Traoré, mort des suites de son arrestation par placage ventral.

 

 
"Pas de prisonniers politiques en France" […] Comment pourrait-il en être autrement dans le pays de la liberté ? Pourtant les interpellations, les perquisitions, les arrestations, se multiplient depuis quelques mois ; le pays de la liberté a la police la plus voyante du monde ; il n’est pas de jour où l’on ne lise dans la presse que les jeunes gens – toujours des jeunes – ont été condamnés pour des violences dont le sens nous demeure obscur. Il faut donc que la France soit submergée par une vague de délinquance : le gouvernement forge des lois pour nous défendre contre la nouvelle génération ; les tribunaux rendent des sentences de plus en plus sévères […]

Qui sont ces gens ? Des furieux ? Des ivrognes ? Et pourquoi s’obstinent-ils à battre des agents et à casser des carreaux ? Cela n’est point dit. Ni non plus pourquoi.

[Les] inculpés au cours de ces derniers mois […] sont en vérité des militants révolutionnaires arrêtés pour des motifs politiques. Le gouvernement, en effet, a un but précis : désorganiser les groupes gauchistes en emprisonnant le plus grand nombre possible de leurs militants […] En d’autres termes, il s’agit d’éviter à tout prix que se produise ce cauchemar des gouvernements autoritaires : un progrès politique.

[…] On nous demandait de dire toute la vérité. […]

Pour nous, toute la vérité, c’est la vérité tout entière. Et d’abord la faillite d’un ordre social qui impose une vie abjecte et parfois une mort atroce aux travailleurs recrutés à l’étranger, rejette les travailleurs vieillis et les condamne à une ignobles misère, contraint des millions de salariés à vendre leur force de travail pour le salaire minimum, oblige les ouvriers à maintenir des cadences arbitraires et souvent insupportables sous peine d’être licenciés, fait de l’usine un bagne, emprisonne les militants qui manifestent […].

Toute la vérité : cette oppression permanente suscite, par choc en retour, la violence populaire.

[…] Ce que le pouvoir veut cacher, c’est que les militants qu’il condamne ne sont pas des trublions isolés et que, choisissant délibérément l’illégalité – ce qui est tout simplement refuser la légalité bourgeoise -, ils expriment par leurs actes la violence du peuple.

Toute la vérité : le pouvoir, en s’attaquant à ces jeunes gens, vise à les couper des masses. […]

Quand il prétend défendre la liberté des citoyens – quelle liberté ? de quels citoyens ? – contre les folies de quelques énergumènes […] c’est, en vérité, à l’ensemble des travailleurs que sa répression s’étend. […] la bourgeoisie est en danger, elle se défend ; mais ceux qui veulent toute la vérité doivent exiger qu’elle éclate au tribunal même et que le procès intenté aux militants devienne le procès du régime. […] il faut que ce soit en accusateurs et non en défendeurs, pour dénoncer, en politiques, la politique répressive du pouvoir.
 


Article de Jean-Paul Sartre paru dans Le Monde du 27 mai 1970.

Rendez-vous

2 mars / 17h30 / Bourse du Travail de Paris
Permanence « Conditions de travail et santé »
Avec le collectif « Pour ne plus perdre sa vie à la gagner »
8 mars /
Dans l’action et à la grève pour les droits des femmes le 8 mars !
15 mars /
Non à la baisse des pensions
Les retraitées et les retraités : ni priviliégiés ni assistés !
17 mars / 14h / place de l’Opéra
Au côté des migrant-es, sans-papier et victimes des violences policières
Toutes et tous dans la rue le 17 mars au côté des migrant-es, sans-papier et victimes des violences policières
22 mars /
Pour les missions publiques, l’emploi, le pouvoir d’achat : Toutes et Tous mobilisé-es le 22 mars
Parce que la Fonction publique est garante de l’intérêt général au service de la cohésion sociale, parce que les moyens existent pour mettre en oeuvre des orientations de progrès social pour tous, les organisations syndicales CFTC CGC CGT FAFP FO FSU Solidaires, constatant que leurs positions ne sont pas entendues et que leurs propositions ne sont pas prises en compte, appellent tou.te.s les agent.e.s des trois versants de la Fonction publique

Facebook


Twitter

  

Actualités

Forfait jour imposé ! (Ordonnances Episode 6 : l’attaque parlementaire)
Une commission mixte composée de sénateur-trices et de député-es vient de décider d’amender la sixième ordonnance de la loi travail (dite balai) pour permettre à un employeur d’imposer le forfait jour à un-e cadre sans consentement explicite.
Non, Monsieur Macron, la précarité ne se limite pas aux contrats courts de moins d’un mois
Alors, pour commencer ou poursuivre, toutes en grève le 8 mars
Nous voulons des augmentations de salaires
Les inégalités n’ont pas cessé de croître. On nous dit que la croissance revient, mais à ce stade rien pour les salarié-es, bien au contraire.
Mobilisons-nous contre Parcoursup !
Il manque actuellement l’équivalent de 10 universités en France pour faire face à la croissance du nombre de bachelier.e.s. Loin de répondre au manque de places, Parcoursup instaure une sélection selon les dossiers scolaires, avec comme conséquences : Peu de temps pour décider de son avenir : dès la réception de plusieurs réponses positives, l’élève ne disposera que d’une semaine, voire 24h pour choisir son affectation, afin de libérer des places pour les autres. Une orientation subie ou rien : si aucun des 10 vœux énoncés n’obtenait de réponse positive, c’est le recteur qui proposera une affectation d’office pour le bachelier… là où il restera de la place. Renforcement des inégalités sociales et territoriales : le poids du livret scolaire (notes, appréciations), la filière (valorisée ou dévalorisée), le lycée d’origine (« bon », « moyen », ou « mauvais »), les activités extra-scolaires (certifications, stages, engagement associatif) seront décisifs dans la sélection.
Travail social : grève et manifestation
La commission mobilisation du travail social Ile-de-France, dont fait partie SUD Santé sociaux, appelle l’ensemble des actrices et acteurs du travail social exerçant dans le privé ou le public à la grève et à l’action dans les rues de Paris le mercredi 14 février 2018.