« C’est l’état d’urgence, tout est permis : Le Medef gouverne, l’État réprime »


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« C’est l’état d’urgence, tout est permis : Le Medef gouverne, l’État réprime »

  

Intervention de {{Solidaires}} lors du "{{Cabaret d’urgence}}" organisé le 16 octobre au Théâtre de l’Épée de Bois, à la Cartoucherie, sur le thème « C’est l’état d’urgence, tout est permis : Le Medef gouverne, l’État réprime ».

Trois procès en cours sont emblématiques de la période que nous vivons :

Les 19 et 20 octobre, se tiendra à Amiens le procès en appel des 8 de Goodyear, condamnés en 1 ère instance à 24 mois de prison dont 9 mois fermes et 5 ans de mise à l’épreuve, alors même que la direction de Goodyear et les 2 cadres (soi-disant séquestrés) ont retiré leur plainte.

Le procès de Laura Pfeiffer inspectrice du travail condamnée en appel le 14 septembre dernier, à 3500 euros d’amendes (ainsi qu’un salarié lanceur d’alerte), pour avoir fait son métier et dénoncé auprès des organisations syndicales les pressions de la société Tefal.

L’affaire des 16 salariés d’Air France, si médiatisée pour quelques lambeaux de chemise a vu le licenciement de syndicalistes de la CGT contre l’avis de l’inspection du travail, et les peines pénales vont bientôt tomber pour les autres…

A ceux-là se rajoutent les procès « dans l’ombre » où les syndicalistes, militant-es, où ceux ou celles qui ont fait le choix de résister à l’injustice, et qui se multiplient. Des centaines de personnes mobilisées lors de la loi travail, de Solidaires, ou d’autres syndicats, de simples manifestant-es des lycéen-es ont aussi été condamnées à des peines, avec parfois des dommages et intérêts sans commune mesure avec les actes reprochés (à Strasbourg, 8 manifestants condamnées à plus de 80.000 euros de dommages et intérêts pour quelques pneus brûlés). Et ils ou elles sont encore nombreux à attendre leur procès, comme Loïc aujourd’hui. La répression s’abat aussi désormais contre celles et ceux qui mènent des actions de solidarité avec les migrant-es.

La mobilisation contre la Loi travail aura marqué un tournant dans notre pays, celui d’une régression pour les libertés fondamentales et notamment celle de manifester, avec un « maintien de l’ordre » sans précédent, des fouilles, des nassages, un contact permanent des « forces de l’ordre » avec les manifestants, des gazages, et l’utilisation de véritables armes, grenades de désencerclement, flash ball...Laurent Théron, camarade de Solidaires, de Sud APHP en a perdu l’usage de son œil le 15 septembre dernier, comme également précédemment un étudiant à Rennes, sans parler des innombrables manifestant-es blessées.

Et aujourd’hui il faut bien faire les constats suivants :

Nous avons une justice qui condamne (parfois sans aucune preuve tangible), qui n’hésite pas à traiter les militant-es de « casseurs et de voyous », relayant ainsi un Etat qui impose un ordre « d’état d’urgence » où fouler les libertés devient la norme.
La répression anti syndicale, plus forte que jamais, remet en cause le syndicalisme de luttes, le syndicalisme indépendant, celui qui donne une place centrale à l’expression des salariés et à la construction de rapport de force, la liberté d’adhérer au syndicat de son choix, le droit de grève, le droit de manifester...

Or au fond, c’est bien la résistance à la violence sociale actuelle que l’État choisi de réprimer :

Les GoodYear se sont battus pendant 7 ans et ont refusé le licenciement des 1173 salariés de l’usine d’Amiens Nord. Les salariés d’Air France se battent contre un plan de licenciement massif, Laura Pfeiffer se bat pour l’intérêt des salariés de Tefal et contre les agissements honteux de cette société, Loïc s’est battu pour que ce ne soit pas le Medef qui impose ses diktats avec la complicité du gouvernement…comme se sont battus les milliers de personnes qui refusent la Loi travail, ou l’injustice des politiques au service d’un capitalisme de plus en plus sauvage.

Face à la violence sociale qui fait tant de victimes « silencieuses », face à toutes les formes de répression contre les libertés de manifester, liberté syndicale, ou simplement de résister, nous devons continuer à faire front unis, et Solidaires sera présent dans toutes ces luttes, et au côtés de Loïc,

On ne lâchera rien !


Rendez-vous

25 novembre / 14h / place de la République
Mobilisation contre les violences faites aux femmes
Lutte contre le sexisme, le harcèlement sexuel
30 novembre / 8h / devant le Palais de justice de Pari
Toutes et tous au côté de Loïc de la compagnie Jolie môme
Rebondissement dans l’affaire Intermittents/MEDEF le procès de Loïc est une nouvelle fois reporté !
1er décembre / 17h30 / Bourse du Travail de Paris
Permanence « Conditions de travail et santé »
Avec le collectif « Pour ne plus perdre sa vie à la gagner »
2 décembre / 14h / place Stalingrad
Pour la justice sociale manifestons contre le chômage et la précarité
À l’appel des organisations de chômeurs
12 décembre /
Journée d’action et de grève des agents sur les RER A et B
Agir ensemble pour faire respecter nos conditions d’utilisations et de travail

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Actualités

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Le Ministre de l’Education, JM Blanquer, s’en prend violemment depuis plusieurs jours au syndicat SUD Education 93, membre de la fédération SUD Education et de l’union départementale Solidaires 93. Tout est parti d’une dénonciation de racisme supposé d’un stage syndical (parce qu’il prévoit des ateliers réservés aux personnes victimes du racisme), dénonciation relayée très largement par l’extrême-droite puis par JM. Blanquer lundi. Le ministre s’est rendu compte de son erreur grossière et, de fait, a changé rapidement son discours plus tard dans la journée à l’Assemblée nationale : c’est désormais l’utilisation de la notion de « racisme d’Etat », abordée dans le stage, qu’il juge « diffamatoire » et au sujet de laquelle il a annoncé vouloir déposer une plainte pour ce motif.
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Nous appelons à la mobilisation des secteurs sociaux et médicosociaux dans une logique de convergence entre les secteurs publics et les secteurs privés.