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Du salaire, pas des primes !

  

DU SALAIRE ! PAS DES PRIMES !

Pour certains collègues du second degré, l’émotion a été grande en cette rentrée… La prime de 500 euros, pour trois HSA et plus, avait disparu du paysage indemnitaire… Ô rage ! Ô désespoir ! Ô mon salaire ! Et bien non justement ! La prime, quelle qu’elle soit, pour toutes les catégories de personnels, ça n’est pas du salaire !

ET PIRE ! LA PRIME, ÇA DÉTRUIT DES EMPLOIS !
En incitant les enseignant-e-s à prendre des heures supplémentaires, cette prime de 500 euros aboutissait à la suppression de postes et à la déstabilisation des équipes pédagogiques. Depuis quelques années, l’heure supplémentaire est un levier puissant dans l’Éducation Nationale pour entériner la réduction du nombre de titulaires et pour contractualiser des personnels. Tout cela au détriment de la réduction du temps de travail et de réelles augmentations salariales…

LA PRIME, C’EST BIEN PEU DE CHOSES…
La prime est souvent présentée comme une amélioration du revenu, ce qui, factuellement, accessoirement et grossièrement est vrai… Mais c’est en fait bien peu de choses. Par exemple, l’ISAE, accordée aux enseignant-e-s du premier degré dans une logique purement électoraliste, représente une centaine d’euros par mois ; pas de quoi jubiler lorsqu’on sait que les rémunérations dans la fonction publique ont été gelées pendant des années… Sans compter que toucher une prime, ça n’est pas forcément ad vitam aeternam... Ainsi en va t-il de la sortie d’un établissement d’un réseau d’éducation prioritaire et de la prime afférente...

LA PRIME, C’EST INJUSTE !
Tout le monde ne bénéficie pas de primes et c’est bien du malheur… Le meilleur exemple concerne nos collègues AED qui officient dans les établissements REP et REP+ : Ils n’ont pas le droit aux primes liées à l’éducation prioritaire ! Que dire aussi des contractuels, des compléments de services ou des TZR qui peinent à faire valoir leurs droits à telle indemnité ou telle prime. Que dire aussi des prof-e-s en UPE2A de lycée qui n’arrivent pas à se faire payer la part modulable de l’ISOE ? Par ailleurs, l’extension pour tou-te-s du nombre de tâches et de missions (nouveaux statuts, les 108 heures annualisées…) n’est-elle pas contradictoire avec ces primes quelques-un-e-s seulement ? Pour SUD éducation Paris, faire valoir l’accès à la prime lorsque les personnels y ont droit paraît légitime dans les luttes au quotidien mais nous ne nous battrons pas pour systématiser un dispositif injuste.

LA PRIME, C’EST LA MISE EN CONCURRENCE DES PERSONNELS !
On courrait après l’heure supplémentaire, on court maintenant après des responsabilités rémunérées par des primes. Les IMP, Indemnités pour Mission Particulières, sont particulièrement représentatives. Elles remplacent le régime des HSE (Heures Supplémentaires Enseignement), qui ne profitait pas à tout le monde , mais tous les enseignants pouvaient y prétendre ; ce sont des heures aux enveloppes moins garnies ; elles ne sont données qu’à celles et ceux qui auront été choisis-es pour des missions de coordination, de représentation…

LA PRIME, C’EST DONC À LA TÊTE DU CLIENT !
Les IMP, c’est un peu la prime de sous chef dans pas mal de cas. La prime en général, c’est l’occasion pour la hiérarchie de se rappeler au bon souvenir des personnels et de mettre un peu plus la pression. Le RIFSEEP, acronyme barbare désignant le régime indemnitaire nouvellement étendu aux agent-e-s des établissements scolaires (toutes collectivités territoriales confondues), fusionne l’ensemble des primes perçues par les agent-e-s et les oblige à « un engagement personnel » aboutissant à une amplitude de prime allant de 0 % à 100 % au bon vouloir de la hiérarchie. Bien sûr, pour les « chasseurs de primes » qui fricotent avec les hiérarchies, la prime peut être substantielle, mais à quel prix !

MAIS LE PIRE DU PIRE !
Les primes ne sont pas prises en compte dans le calcul de nos propres pensions ! En effet, nos retraites sont calculées sur la base de notre seul traitement brut indiciaire. C’est donc bien du salaire qu’il nous faut ! Et nous voulons plus !

SUD éducation Paris revendique :
■ L’extension des droits sociaux ;
■ Un salaire unique, pour un corps unique des travailleurs/euses de l’éducation, basé sur les plus hauts salaires ;
■ L’augmentation de la part de salaire socialisé, qui lui n’est pas strictement individuel. Et pourquoi ne pas voir plus loin et obtenir un Revenu Social Garanti — inconditionnel et substantiel pour tou-tes et sans distinctions — ?
■ La baisse du temps de travail sans baisse de salaire en contrepartie ;
■ Et, au-delà de l’école, l’extension dans toute la société des domaines de gratuité (éducation, transport, culture…).

Tract en PDF ici


Rendez-vous

1er mai /
Journée internationale de manifestations, de revendications et de solidarité entre les travailleur-euse-s !
Dans le contexte actuel de mobilisations face à l’ampleur des attaques de Macron et de son gouvernement, cette journée du 1er mai prendra une importance toute particulière et constituera une étape importante de la convergence des luttes.
2 mai / 18h30 / 31 rue de la Grange aux belles
Réunion publique sur le syndicalisme au Mexique et les communautés zapatistes
Syndicalisme de lutte, autonomie des communautés zapatistes au Chiapas. Interven on du collectif Paris-Ayotzinapa
4 mai / 17h30 / Bourse du Travail de Paris
Permanence « Conditions de travail et santé »
Avec le collectif « Pour ne plus perdre sa vie à la gagner »
22 mai /
Processus d’actions et nouvelle grève le 22 mai prochain pour donner un avenir à la Fonction publique
Réunies le 10 avril 2018, les organisations syndicales réaffirment qu’elles ne partagent ni l’orientation, ni la méthode, ni le calendrier proposés par le gouvernement dans son document d’orientation intitulé « Refonder le contrat social avec les agents publics »
24 mai / 9h30 / à la Bourse du travail
Second Etats généraux de la santé des travailleuses et travailleurs
Le collectif « Ne plus perdre sa vie à la gagner » face à la disparition d’un certain nombre d’outils (dont le CHSCT) souhaite lancer des initiatives autour de la santé et des conditions de travail et enclencher des actions et campagnes collectives.

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Les mobilisations actuelles se renforcent et s’étendent dans le rail, dans les universités, les hôpitaux, aux finances publiques, dans une partie croissante des services publics mais aussi dans le secteur privé en particulier sur la question des salaires et plus globalement sur le pouvoir d’achat avec la mobilisation des retraité.es.
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A l’occasion de la journée mondiale de solidarité avec les luttes paysannes et de l’allocution du Premier ministre canadien, Justin Trudeau, devant l’Assemblée Nationale ce 17 avril 2018, le collectif Stop TAFTA/CETA organise une action symbolique à 13h Place Edouard Herriot.
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