ÉditoActualitésÉvenementsCommuniquésManifestationsRéflexionsRetour sur...SyndicalismeTravail      mercredi 18 septembre

En cette rentrée, réveillons-nous !


Cet été, nos responsables politiques nous ont préparé de jolis sujets de rentrée : adoption de la loi Travail, projet de loi Egalité et Citoyenneté, climat délétère sur les libertés favorisé par l’état d’urgence. La poursuite de la mobilisation exemplaire de ce printemps, nous permettra d’éviter le naufrage identitaire que nous promettent la majorité des candidat.e.s en campagne pour la présidentielle.

La Loi travail ne passe toujours pas, ensemble en grève et dans la rue le 15 septembre !

Même si elle a été adoptée le 6 juillet 2016 via l’utilisation abusive de l’article du 49.3, tout est encore possible ! Pour mémoire il y a 10 ans le CPE a été abrogé suite à son adoption grâce à la pression de la rue !

Nous exigeons l’abrogation de la Loi Travail ! C’est l’affaire de toute et tous, dans cette période où chacun.e voit ses conditions de travail et celles des autres se détériorer.

Les droits à la contestation, eux aussi se détériorent.

Depuis le début du mouvement, la pression et la répression sont fortes. Le 14 juin, à Paris, fut un moment symbolique du déni du droit de manifester. Les rassemblements se sont raréfiés cet été et pourtant la répression a continué :

  • Sanctions contre des syndicalistes (mise à pied de représentants syndicaux de la Poste)
  • Condamnation à la prison ferme suite à des actes commis lors de mouvements sociaux (Goodyear, Air France, manifestants de la Loi Travail)
  • Continuité de l’usage de bombes lacrymogènes lors de rassemblements (festival d’Aurillac) et des différents lanceurs de défenses (flashball…)

Cette (ré)pression ne nous fait pas peur. Pour la relaxe soyons nombreux dans la rue !

Attention à la nouvelle loi en cours : loi Egalité et Citoyenneté.

La mesure phare de cette loi est l’universalisation du Service Civique. Celui-ci devait permettre à des jeunes de 18 à 25 ans de “s’engager” pour l’intérêt général moyennant une indemnité de moins de 600€ par mois n’ouvrant pas de droits salariaux. La loi prévoit sa généralisation et son ouverture à l’ensemble des services publics. Il remplacera des emplois dans les écoles, commissariats, bailleurs sociaux… (déjà le cas dans les associations). Cette mesure permet de jouer avec les chiffres du chômage en faisant sortir des milliers de jeunes des statistiques et de poursuivre les politiques d’austérité en utilisant une main d’œuvre bon marché.

Cela ne suffisait pas ! Les parlementaires espèrent le rendre obligatoire par un amendement qui prévoit :

  • 3 mois de classe républicaine à l’âge de 18 ans ;
  • Avant les 26 ans, 6 mois de mission de Service Civique
  •  

Une aubaine pour les employeurs : des jeunes obligé.e.s et corvéables pour remplacer des postes salariés trop chers !!

Actualités

« Frappons un grand coup ! »
La période estivale n’a pas calmé la colère contre le projet de nouveau réseau de proximité de la DGFiP porté par le ministre Darmanin. Avec l’intersyndicale DGFiP Solidaires, CGT, FO, CFDT et CFTC, les personnels ont continué à afficher leur rejet de ce projet destructeur des missions de l’administration des Finances publiques.
Observer l’action de la police et de la gendarmerie est un droit ! Soutien à Camille Halut
Les membres du Comité soutiennent Camille Halut et demandent à toutes les autorités administratives et juridictionnelles de respecter les normes internationales, européennes et internes (rappelées par le Défenseur des droits), en matière de liberté de réunion et de manifestation, et d’assurer la protection effective des observateurs et défenseurs des droits fondamentaux.
En grève et dans la rue le 24 septembre : Rassemblons nos luttes !
La rentrée sociale est marquée par l’accumulation de nombreux mouvements et une multitude de dates de mobilisation. La colère sociale loin de s’éteindre, s’amplifie face aux attaques du gouvernement sur l’assurance chômage, la fonction publique, les services publics, etc. dans un contexte répressif et autoritaire. Depuis des mois, le gouvernement balade les organisations syndicales dans des discussions sans fin autour de nouvelles attaques sur les retraites et recule sans cesse le lancement de cette réforme par crainte qu’elle catalyse la colère sociale.
Urgence écologique et urgence sociale
Devant l’urgence de la situation sur le plan social et environnemental, nos organisations font le choix d’agir pour une véritable politique écologique et sociale. Naturellement, nous nous inscrivons donc dans les initiatives prévues dans la période du 20 au 27 septembre 2019 autour des enjeux sociaux, climatiques et de paix.
Imposons un autre avenir
Les mobilisation de septembre peuvent paraître dispersées. Elles répondent à différents enjeux. Nous pensons qu’il faut créer les conditions pour les faire converger pour créer un rapport de force suffisant. Pour faire plier le gouvernement et les patrons et proposer des alternatives pour un autre avenir.

Facebook


Twitter