MENU
THÈMES ⇒ Édito Actualités Évenements Communiqués Manifestations Réflexions Retour sur... Syndicalisme Travail   vendredi 28 juillet

État d’urgence : sans retour ?

  

La LDH avait annoncé, passée la première période d’état d’urgence, que le renouvellement de celui-ci serait sans fin. De tout temps, sous tous les gouvernements et sous tous les régimes, les mesures d’exception sont comme une drogue pour les autorités : après y avoir goûté, elles ne peuvent plus s’en passer.

Soutenir qu’il est nécessaire de renouveler l’état d’urgence en raison de l’élection présidentielle et, probablement, des élections législatives qui suivent, c’est reconnaître un peu plus que l’exception devient la règle.

Si l’état d’urgence semble indolore à la grande majorité d’entre nous, ce n’est pas le cas des dizaines de personnes assignées à résidence, et qui ne bénéficient pas de la protection du juge judiciaire. Le prolonger, c’est prolonger la possibilité permanente d’effectuer des perquisitions dans des conditions qui ont été largement dénoncées, c’est donner un quasi blanc-seing aux pouvoirs publics pour interdire des manifestations et c’est, d’une manière générale, installer l’habitude de pouvoirs exceptionnels peu et mal contrôlés et qui sont utilisés à d’autres fins que celles annoncées.

Cela aboutit, enfin, à exacerber les tensions de toute nature, notamment en continuant à stigmatiser une partie de la population et en imposant aux forces de l’ordre des suggestions qui épuisent leurs capacités.

On est en droit de s’interroger sur l’utilité d’un état d’urgence destiné à lutter contre les actes de terrorisme, utilité dont le gouvernement n’apporte aucune justification.

La LDH appelle les parlementaires à prendre conscience qu’un tel renouvellement est une mesure dangereuse et démagogique, qui s’inscrit dans la remise en cause de l’État de droit.


Le communiqué de la Ligue des Droits de l’Homme

Rendez-vous

30 août / Jouy-en-Josas
Mobilisation à l’occasion de l’université d’été du MEDEF
Solidaires entend préparer les conditions d’un mouvement d’ampleur prenant appui sur une multiplicité d’initiatives tout au long de l’été pour harceler le gouvernement.
1er septembre / 17h30 / Bourse du Travail de Paris
Permanence « Conditions de travail et santé »
Avec le collectif « Pour ne plus perdre sa vie à la gagner »
12 septembre / partout en France !
Public/Privé : Journée nationale de grève et de manifestation
La responsabilité du mouvement social face à cette marche forcée est d’agir avec force et détermination pour rejeter ces textes et imposer un projet de transformation sociale et de progrès.

Facebook


Twitter

  

Actualités

Le projet Macron
Un projet pour les patrons, un projet contre les salarié-es
Loi travail, attaques contre les fonctionnaires, austérité… toutes les raisons de se mobiliser
Les mauvaises nouvelles s’accumulent. En dépit de la mise en scène de concertation, sans qu’aucune des mesures précises ne soit dévoilée, la loi travail 2 apparaît comme la promesse de l’attaque la plus violente contre le monde du travail, celle qui fait dire à Gattaz, patron des patrons qu’il est « sur un petit nuage ».
Rencontre avec Darmanin : la fonction publique va être secouée
Solidaires a rencontré Monsieur Darmanin, ministre de l’action et des comptes publics le 21 juillet.
Justice pour Adama Traoré
Un an après la mort d’Adama Traoré (jeune homme de 24 ans tué le 19 juillet 2016, le jour de son anniversaire, lors de son interpellation par des agents de la gendarmerie de Persan) une journée de commémoration est organisée.
Loi travail : fin de la concertation ? début de la confrontation !
Le gouvernement annonce que la période « concertation » avec certaines organisations syndicales concernant son projet de casse du droit du travail se termine ce soir.