MENU
      ÉditoActualitésÉvenementsCommuniquésManifestationsRéflexionsRetour sur...SyndicalismeTravail      lundi 21 janvier

Les cancers professionnels, un enjeu syndical


Les cancers professionnels sous-estimés

En France, 280.000 cancers (non professionnels et professionnels confondus) sont diagnostiqués annuellement.

Ils causent la mort de quelques 150.000 personnes par an. Les chiffres des cancers pour cause professionnelle varient de 5000 à 32000.
Cet écart s’explique par une absence d’outil permettant un suivi de la carrière professionnelle, outil qui permettrait d’attribuer au travail la cause de ces cancers (voir plus bas). Il vient aussi de méthodes différentes de classification de ces substances.

Le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) différencie 4 groupes de cancérogènes : Groupe 1- cancérogène pour l’homme, 2A- probablement cancérogène pour l’homme, 2B- peut être cancérogène pour l’homme, 3- ne peut pas être classé quant à sa cancérogénicité pour l’homme, 4- probablement pas cancérogène.

Quant à l’’union Européenne (annexe Directive 67, 548, CEE reprise dans le décret n°2004-725 du 22 juillet 2004) elle a établit 3 catégories de substances de cancérogènes (1 : cancérogène avéré, 2 : cancérogène probable et 3 : cancérogène possible).

Ainsi suivant les listes utilisées les résultats seront différents : la liste de l’UE (groupe 1 et 2) prend en compte 28 produits qui concernent 1,4 millions de salariés du privé en France (6,3% des salariés du privé) ; celle du CIRC 1 et 2A s’intéresse à 51 produits qui concernent 3,4 millions de salariés (13,3 %).

De plus, non seulement les cancers professionnels sont mal évalués mais surtout moins de 2000 sont reconnus comme cancer professionnel par an (1942 en 2004, 1800 en 2006). Les faire reconnaître relève du parcours du combattant comme nous le verrons.
 
Documents à télécharger : Les cancers professionnels, un enjeu syndical

Actualités

Réunion-Débat "De la démocratie économique vers la démocratie totale"
La récente séquence des Gilets jaunes a mis à nu une aspiration à la démocratie face aux décisions d’un pouvoir dépourvu d’une quelconque assise populaire. Au-delà de la satisfaction de revendications relatives au pouvoir d’achat, une proposition de référendum d’initiative citoyenne semble émerger.
Un salaire pour en finir avec le travail gratuit !
En France comme ailleurs, la tendance est à la baisse des salaires. Depuis une trentaine d’années, on assiste même à la montée en puissance de formes de travail gratuit ou payé en-dessous du salaire minimum. Stages, services civiques et autres emplois-jeunes sont brandis comme des solutions au chômage de masse. En pratique, ils viennent s’ajouter à des formes bien plus anciennes de travail gratuit, en particulier celui assumé par les femmes dans la sphère domestique.
Soirée-débat des Utopiques : Travail, changer tout
« Travail : changer tout », c’est le parti-pris du numéro 9 des Utopiques. Le dossier consacré à cette nécessité se déploie autour de contributions et points de vue différents. Ceux syndicaux et ancrés dans la réalité du travail d’aujourd’hui : des conséquences, sur la vie même des salarié.es, de sa dégradation, des conditions de son exercice, des nouvelles méthodes d’organisation. Il ne saurait être question d’aborder la question du travail sans aborder celle, essentielle, de l’invisibilisation des femmes et le rôle que doit jouer le syndicalisme sur cet enjeu.
Manifestation nationale à Paris contre le projet de réforme de la justice
Les organisations signataires des précédents appels à mobilisation des 9 octobre devant le Sénat, 15 novembre devant l’Assemblée nationale, 12 décembre partout en France dans le cadre d’une journée « justice pour tous » ont préparé conjointement avec le Conseil national des barreaux, la conférence des Bâtonniers et le barreau de Paris un appel pour une grande manifestation nationale à Paris le 15 janvier prochain. C’est à cette date, selon les informations dont nous disposons, que l’examen en séance des projets de loi devrait être repris.
Macron écrit aux français-es... Pour que rien ne change dans la politique du gouvernement
Pour le « débat national », Macron met une condition : N’accepter aucune forme de violence, en considérant que la France est une nation des plus fraternelles et des plus égalitaires. Or, l’accroissement des inégalités subies par un nombre toujours plus grand de personnes est une violence chronique, autrement plus grande et au cœur de la crise sociale et écologique.