MENU
      ÉditoActualitésÉvenementsCommuniquésManifestationsRéflexionsRetour sur...SyndicalismeTravail      samedi 23 juin

Liberté pour Loup Bureau : le journalisme n’est pas un crime

  

A nouveau les autorités turques, qui décidément ne supportent pas la liberté d’expression ni la liberté de mouvement des reporters étrangers en Turquie, ont embastillé un journaliste français, Loup Bureau, après 5 jours de garde à vue.

Il est soupçonné d’activités "terroristes". Collaborateur de la chaîne française TV5 Monde, il a été interpellé la semaine dernière au poste-frontière de Habur entre l’Irak et la Turquie, avant d’être incarcéré dans la ville de Sirnak, une zone à majorité kurde située dans le sud-est de la Turquie et frontalière de l’Irak et de la Syrie.
Les autorités turques affirment que le journaliste était en possession de photos le montrant en compagnie de combattants kurdes syriens des YPG.
Le ministère français des Affaires étrangères a confirmé l’arrestation de notre confrère soulignant "suivre avec la plus grande attention la situation de notre compatriote détenu en Turquie et être en relation avec sa famille. L’ambassade de France à Ankara est en contact avec les autorités locales afin de pouvoir exercer au plus vite la protection consulaire".
Cette nouvelle arrestation survient après la récente affaire Mathias Depardon, le photographe français qui avait été arrêté dans le sud-est de la Turquie en mai dernier. Il avait été expulsé au bout d’un mois de détention grâce à une forte mobilisation des syndicats français de la FIJ, des ONG, et des défenseurs des droits de l’Homme.
Depardon était accusé, comme d’habitude désormais de "propagande terroriste" pour le compte du PKK, pour avoir diffusé sur les réseaux sociaux des photos prises au cours d’un reportage.
Il est clair que les dirigeants turcs et le président Erdogan en tête abhorrent les journalistes étrangers trop curieux et n’hésitent pas à les arrêter pour imposer un mur du silence sur la réalité de ce pays qui est la plus grande prison au monde pour les journalistes où 160 de nos confrères sont derrière les barreaux.
La répression s’abat en effet sur les journalistes turcs et kurdes de façon redoublée depuis la tentative de coup d’Etat du 15 juillet 2016 avec des fermetures de media par dizaines, tuant la liberté d’expression.

En témoigne le procès récent à Istanbul de 19 journalistes du quotidien de l’opposition turque Cumhuriyet. Ils risquent jusqu’à 43 ans de prison, accusés d’aide aux "organisations terroristes armées"
Les syndicats SNJ - SNJ-CGT - CFDT-journalistes, membres de la Fédération internationale des journalistes (FIJ - 600 000 adhérents dans 149 pays) :
- appellent à la libération immédiate de notre confrère Loup Bureau ;
- exigent que le gouvernement français mette tout en œuvre pour ce faire. Les propos convenus ne suffisent plus.
- SNJ - SNJ-CGT - CFDT-journalistes tiennent les autorités turques pour responsables du sort de Loup Bureau.

Avec la FIJ et la Fédération européenne des journalistes (FEJ), ils demandent la saisie du Conseil de l’Europe et l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) pour la liberté des medias, dont le représentant est Harlem Désir depuis le mois dernier.

Voir aussi la campagne intersyndicale de solidarité avec les syndicalistes de Turquie.


Rendez-vous

23 juin /
Journée nationale de mobilisation pour les Services publics
La Convergence nationale de défense et développement des services publics appelle à mobilisation sur l’ensemble du territoire
28 juin / 9h30 / 31 rue de la Grange aux belles
Ateliers « La digitalisation du travail »
Digitalisation, automatisation, robotisation, dématérialisation, intelligence artificielle...
28 juin /
En grève, dans la rue, dans l’action le 28 juin !
Pour les services publics, nos biens communs, notre richesse, nos zones à défendre ; pour nos salaires et pour nos pensions, dans les entreprises et les services où se crée la richesse ; pour la liberté d’expression, de lutter, de revendiquer, d’agir et de créer notre avenir…
6 juillet / 17h30 / Bourse du Travail de Paris
Permanence « Conditions de travail et santé »
Avec le collectif « Pour ne plus perdre sa vie à la gagner »
16 juillet / 17h30 / Bourse du Travail de Paris
Permanence « Conditions de travail et santé »
Avec le collectif « Pour ne plus perdre sa vie à la gagner »

Facebook


Twitter


Actualités

Mettre en concurrence les associations de lutte contre les violences faites aux femmes, une nouvelle stratégie du gouvernement ?
L’Association Européenne contre les Violences Faites aux Femmes au Travail (AVFT) tirait en début d’année la sonnette d’alarme : face à l’augmentation des appels téléphoniques suscités par #MeToo et #BalanceTonPorc, elle était obligée de fermer son accueil téléphonique, faute de moyens supplémentaires pour y faire face.
La DGT sur les rails de la SNCF : l’inspection du travail bloquée au passage à niveau
Le DGT ne veut pas que l’inspection du travail fasse son travail. Afin de protéger les intérêts de la SNCF face aux cheminots en grève, les agents ont reçu l’ordre de se taire. Pour tout comprendre sur la chronologie de l’affaire, lisez le tract ci-dessous qui soutient le droit des agents de contrôle à intervenir.
Poursuivre la lutte !
L’Union syndicale Solidaires appelle à la mobilisation et à la grève le 28 juin. Gardons le fil de notre légitime colère, continuons à construire patiemment mais résolument la résistance et les luttes contre leur monde.
Les utopiques 1968/2018
On se rencontre, on réfléchit, on échange, on invente et on passe un bon moment
Soutien aux inculpé-es d’Arago
L’union syndicale Solidaires appelait, comme beaucoup d’autres organisations aux manifestations du 22 mai 2018 qui réunissaient à la fois les agent-es de fonction publique, les cheminot-es engagé-es dans un long conflit, les salarié-es du privé et les lycéen-nes et étudiant-es engagé-es contre la politique de sélection profondément inégalitaire de Parcoursup. A Paris, notamment, cette manifestation a été marquée par de nombreuses violences policières contre les participant-es du cortège.