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Marlène Schiappa, secrétaire d’Etat à l’égalité Femmes Hommes, dévalorise une profession largement féminisée

  

"Nous sommes en train de voir si nous pouvons transformer cette expérience en CAP petite enfance, en diplôme d’État, en brevet d’État d’éducatrice de jeunes enfants" a-t-elle dit en évoquant les mères de familles.

Considérer que l’expérience d’éducation de ses propres enfants permettrait d’exercer des métiers de la petite enfance est une insulte faite à l’ensemble des professionnel-les du secteur. Cette déclaration n’est pas très différente de celle de Xavier Darcos qui, ministre de l’Éducation Nationale, déclarait que la mission des professeurs des écoles en maternelle était "de faire faire la sieste et de changer les couches des enfants".

Élever ses enfants ne donne pas les compétences pour accompagner ceux des autres

Être un-e professionnel-le de la petite enfance c’est avant tout avoir suivi une formation qui permet : de détecter en amont les problématiques, de faire de la prévention, d’alerter les partenaires compétents, au besoin de permettre d’acquérir les habiletés sociales et/ou de compenser des troubles temporaires. Bref, c’est une profession à part entière.

Élever ses enfants ne donne pas les compétences pour accompagner ceux des autres. Faire le repas de la famille ne donne pas le diplôme de cuisinier-e. Recoudre un bouton ne fait pas de vous un-e couturier-e…

La proposition de Marlène Schiappa dévalorise le travail des Éducateurs et Éducatrices de Jeunes Enfants, les détentrices et détenteurs de CAP petite enfance… en le présentant comme des « besognes domestiques ». Cette proposition est une insulte au professionnalisme et aux compétences des personnels de la petite enfance.

Pour la Fédération SUD Santé Sociaux, ces professions, largement féminisées, ont besoin d’être valorisées et leurs spécificités reconnues.

Cette valorisation passe par une reconnaissance sociale en corollaire d’une reconnaissance salariale. Ceci permettrait de réduire les inégalités de salaires entre femmes et hommes et de combattre le mépris séculaire entretenu contre les métiers considérés comme « maternants » par les politiques archéo-machistes.

Faire progresser l’égalité, agir en faveur de la reconnaissance sociale et salariale de professions majoritairement exercée par des femmes, ouvrir des formations qualifiantes et rémunérées à ces métiers, voilà qui relèverait réellement du champ ministériel de Marlène Schiappa.


Rendez-vous

27 avril / 14h / à la Bourse du travail de Paris
Meeting « Pour la régularisation et la justice sociale en Europe »
Meeting organisé par la CISPM et la Marche des Solidarités avec la présence de représentant.es d’Allemagne, de Belgique, d’Espagne et d’Italie.
1er mai /
Journée internationale de manifestations, de revendications et de solidarité entre les travailleur-euse-s !
Le 1er mai est une journée d’action et de mobilisation internationale pour les droits des travailleur-se-s, le progrès social, la paix et la solidarité. Dans la continuité des nombreuses luttes menées, il s’agit de poursuivre et amplifier les batailles pour que les urgences sociales et climatiques soient enfin prises en compte par le gouvernement et le patronat.
3 mai / 17h30 / Bourse du Travail de Paris
Permanence « Conditions de travail et santé »
Avec le collectif « Pour ne plus perdre sa vie à la gagner »
9 mai /
Pour la fonction publique, amplifions la mobilisation !
Depuis de nombreux mois, en dépit de leurs revendications et propositions, elles constatent que le pouvoir exécutif poursuit une politique néfaste pour la population, pour les missions publiques et pour les agent-e-s.
11 mai / 9h30 / Bourse du Travail de Paris
Rencontre nationale contre la criminalisation des luttes
À l’initiative de : Comité Adama Traoré, ATTAC, Solidaires, Front de Mères, Collectif « Tous Migrants », Désarmons Les !, Confédération Paysanne, Réseau « Sortir du Nucléaire », des participant-e-s à la lutte de Bure, et d’autres...

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Actualités

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Le 1er mai est une journée de lutte internationale pour la justice sociale et de solidarité. C’est un symbole toujours vivant. Cette journée n’est pas « la fête du travail ». Ce n’est pas « juste un jour chômé ». Car il s’inscrit dans une histoire sociale : le 1er mai 1886, les travailleuses et travailleurs de Chicago et de tous les Etats-Unis se levaient pour réclamer plus de justice sociale, un temps de travail réduit, des conditions de travail décentes, bref une vie digne d’être vécue. La police leur répondait par les armes, tuant plusieurs dizaines de manifestant-es.
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