MENU
      ÉditoActualitésÉvenementsCommuniquésManifestationsRéflexionsRetour sur...SyndicalismeTravail      mercredi 12 décembre

Marlène Schiappa, secrétaire d’Etat à l’égalité Femmes Hommes, dévalorise une profession largement féminisée

  

"Nous sommes en train de voir si nous pouvons transformer cette expérience en CAP petite enfance, en diplôme d’État, en brevet d’État d’éducatrice de jeunes enfants" a-t-elle dit en évoquant les mères de familles.

Considérer que l’expérience d’éducation de ses propres enfants permettrait d’exercer des métiers de la petite enfance est une insulte faite à l’ensemble des professionnel-les du secteur. Cette déclaration n’est pas très différente de celle de Xavier Darcos qui, ministre de l’Éducation Nationale, déclarait que la mission des professeurs des écoles en maternelle était "de faire faire la sieste et de changer les couches des enfants".

Élever ses enfants ne donne pas les compétences pour accompagner ceux des autres

Être un-e professionnel-le de la petite enfance c’est avant tout avoir suivi une formation qui permet : de détecter en amont les problématiques, de faire de la prévention, d’alerter les partenaires compétents, au besoin de permettre d’acquérir les habiletés sociales et/ou de compenser des troubles temporaires. Bref, c’est une profession à part entière.

Élever ses enfants ne donne pas les compétences pour accompagner ceux des autres. Faire le repas de la famille ne donne pas le diplôme de cuisinier-e. Recoudre un bouton ne fait pas de vous un-e couturier-e…

La proposition de Marlène Schiappa dévalorise le travail des Éducateurs et Éducatrices de Jeunes Enfants, les détentrices et détenteurs de CAP petite enfance… en le présentant comme des « besognes domestiques ». Cette proposition est une insulte au professionnalisme et aux compétences des personnels de la petite enfance.

Pour la Fédération SUD Santé Sociaux, ces professions, largement féminisées, ont besoin d’être valorisées et leurs spécificités reconnues.

Cette valorisation passe par une reconnaissance sociale en corollaire d’une reconnaissance salariale. Ceci permettrait de réduire les inégalités de salaires entre femmes et hommes et de combattre le mépris séculaire entretenu contre les métiers considérés comme « maternants » par les politiques archéo-machistes.

Faire progresser l’égalité, agir en faveur de la reconnaissance sociale et salariale de professions majoritairement exercée par des femmes, ouvrir des formations qualifiantes et rémunérées à ces métiers, voilà qui relèverait réellement du champ ministériel de Marlène Schiappa.


Rendez-vous

12 décembre /
Journée nationale de mobilisation contre le projet de loi Justice
Contre la casse du service public défendons ensemble « une justice pour toutes et tous » Continuons la mobilisation partout en France !
17 décembre / 17h30 / Bourse du Travail de Paris
Permanence « Conditions de travail et santé »
Avec le collectif « Pour ne plus perdre sa vie à la gagner »
18 décembre /
Journée Internationale des Migrant-es
Nous, Collectifs de Sans-papiers et MigrantEs, Syndicats, Associations et Marche des Solidarités appelons à des manifestations et rassemblements dans tout le pays le 18 décembre à l’occasion de la Journée Internationale des MigrantEs.
4 janvier / 17h30 / Bourse du Travail de Paris
Permanence « Conditions de travail et santé »
Avec le collectif « Pour ne plus perdre sa vie à la gagner »

Facebook


Twitter


Actualités

Macron reçoit les "partenaires sociaux" : Solidaires n’ira pas !
A 19h30 dimanche soir, l’Union syndicale Solidaires a reçu une invitation du Président de la République nous conviant « à une réunion avec les forces politiques, territoriales, économiques et sociales en présence du Premier Ministre et des membres du Gouvernement », annoncée à grands renforts de publicité, demain matin, lundi 10 décembre.
Noël aura-t-il lieu cette année ?
L’acte 4 de la mobilisation des gilets jaunes a vu une participation aussi forte que celle de la semaine dernière. Tout cela malgré les jours précédents où tout aura été fait pour discréditer et décourager cette participation.
Marches pour le climat
Malgré les dizaines de tribunes, d’appels publiées, le changement de trajectoire nécessaire à une lutte efficace n’a pas encore eu lieu. Nous sommes aujourd’hui au stade où un autre monde est nécessaire.
Les syndicats doivent prendre leur responsabilité
L’Union syndicale Solidaires n’a pas signé aujourd’hui le texte rendu public par toutes les autres organisations syndicales à la suite d’une réunion qui s’est tenue ce matin.
Manifestation nationale des chômeur-es et précaires
Tous les ans depuis décembre 2008 les associations de chômeur-euses appellent à manifester à Paris le 1er samedi de décembre. Comme chaque année, Solidaires sera partie prenante de cette mobilisation.