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Notre santé en danger !

  

Difficultés d’accès aux soins, démantèlement des hôpitaux publics, casse de la « Sécu » : Ça suffit !

Cette situation ne peut que s’aggraver avec la progression des déserts médicaux en milieu rural et dans les quartiers populaires des villes, même à Paris. Ces inégalités d’accès à la santé sont aggravées par les restructurations hospitalières et les fermetures de maternités de proximité imposées par les gouvernements successifs.

Il n’est pas étonnant dans ce contexte que l’épidémie de grippe fasse exploser l’accueil dans les hôpitaux, laissant durant des heures les malades sur des brancards et épuisant les soignants. Ce nouvel épisode sanitaire révèle l’état déplorable de notre système de santé publique après des années d’austérité et de purge tant en lits qu’en personnels.

En 10 ans, 100 000 postes et des milliers de lits ont été supprimés dans les hôpitaux publics. La loi de financement de la Sécu pour 2015-2017 a diminué le budget de la santé de 10 milliards d’euros en faveur du Pacte de responsabilité, dont 3,5 milliards à l’Hôpital, soit 22 000 postes en moins d’ici la fin de cette année.

Ces économies de Milliards d’euros, avec le CICE et les exonérations de cotisations sociales, pour le seul profit du Patronat, c’est aussi pour le personnel de santé toujours plus de souffrance et hélas des suicides dans plus d’une dizaine de cas en 2016.
La Sécurité sociale en péril

La mise en place par le gouvernement depuis le 1 er janvier 2016, de l’Accord National

Interprofessionnel (ANI ) a rendu obligatoire l’adhésion à une mutuelle ou assurance privée pour tous les salarié-e-s. Cette privatisation d’une partie du remboursement ouvre la voie à F. Fillon et d’autres qui veulent aller encore plus loin dans la remise en cause de la solidarité et la destruction de la Sécu en transférant aux complémentaires la totalité du « petit risque » alors que cette notion n’a aucun sens, une grippe peut avoir de graves conséquences comme on le voit actuellement.

Si nous sommes moins remboursés, c’est en raison des déremboursements, des forfaits et franchises sur chaque consultation, transport en ambulance, boîtes médicaments etc. et des dépassements d’honoraires. Nous sommes de plus en plus nombreux à réclamer d’aller rapidement vers les remboursements à 100% par la Sécu sans avance des frais.

Nous voulons une véritable solidarité, la Sécu pour tous et toutes sans exclusive !
Les exigences de « Notre Santé en danger »

Le collectif « Notre Santé En Danger » qui regroupe des associations, des mutuelles solidaires, des syndicats, et des partis politiques, s’est doté d’un socle de revendications communes pour faciliter une mobilisation commune des usagers, des professionnels santé et des élu-e-s.
Il revendique notamment :

l’accès à des soins de qualité, pour toutes et tous, partout et à tout instant, dans tous le domaines.
un système public de santé, un secteur médico-social et social public et associatif, centres de santé, centres d’IVG ainsi qu’une psychiatrie de secteur, coordonnant et assurant la continuité des soins sur tout le territoire, dotés de moyens suffisants pour répondre aux besoins de toute la population,
une protection sociale, ouverte à toute la population, basée sur le principe « chacun cotise selon ses moyens et reçoit selon ses besoins », intégrant l’AME et la CMU
d’aller vers le 100% sécurité sociale avec la non avance des frais (tiers-payant)
la suppression de tous les « restes à charge » (forfaits et franchises)
Un plan d’urgence pour la médecine scolaire, du travail, et la PMI.
L’augmentation du nombre de professionnels de santé formés.
Une recherche publique indépendante.
Une politique publique du médicament intégrant la recherche, la production et le contrôle.
La définition démocratique des besoins de la population, l’élaboration et le suivi des projets, associant usagers, professionnels, élus, sur un plan d’égalité. Une réelle représentativité des usagers, des personnels et des élus dans les instances décisionnelles à tous les niveaux.

Il s’oppose

aux suppressions d’emplois et d’activités, aux fermetures de services et aux regroupements autoritaires dans tous les secteurs de la santé,
à la privatisation des activités et des établissements,
à tout transfert de prestations de l’assurance-maladie obligatoire vers les complémentaires/assurances privées.

Notre Santé En Danger soutient les personnels hospitaliers et les initiatives prises par l’Intersyndicale CGT-FO-SUD santé


Rendez-vous

2 mars / 17h30 / Bourse du Travail de Paris
Permanence « Conditions de travail et santé »
Avec le collectif « Pour ne plus perdre sa vie à la gagner »
8 mars /
Dans l’action et à la grève pour les droits des femmes le 8 mars !
15 mars /
Non à la baisse des pensions
Les retraitées et les retraités : ni priviliégiés ni assistés !
17 mars / 14h / place de l’Opéra
Au côté des migrant-es, sans-papier et victimes des violences policières
Toutes et tous dans la rue le 17 mars au côté des migrant-es, sans-papier et victimes des violences policières
22 mars /
Pour les missions publiques, l’emploi, le pouvoir d’achat : Toutes et Tous mobilisé-es le 22 mars
Parce que la Fonction publique est garante de l’intérêt général au service de la cohésion sociale, parce que les moyens existent pour mettre en oeuvre des orientations de progrès social pour tous, les organisations syndicales CFTC CGC CGT FAFP FO FSU Solidaires, constatant que leurs positions ne sont pas entendues et que leurs propositions ne sont pas prises en compte, appellent tou.te.s les agent.e.s des trois versants de la Fonction publique

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Actualités

Forfait jour imposé ! (Ordonnances Episode 6 : l’attaque parlementaire)
Une commission mixte composée de sénateur-trices et de député-es vient de décider d’amender la sixième ordonnance de la loi travail (dite balai) pour permettre à un employeur d’imposer le forfait jour à un-e cadre sans consentement explicite.
Non, Monsieur Macron, la précarité ne se limite pas aux contrats courts de moins d’un mois
Alors, pour commencer ou poursuivre, toutes en grève le 8 mars
Nous voulons des augmentations de salaires
Les inégalités n’ont pas cessé de croître. On nous dit que la croissance revient, mais à ce stade rien pour les salarié-es, bien au contraire.
Mobilisons-nous contre Parcoursup !
Il manque actuellement l’équivalent de 10 universités en France pour faire face à la croissance du nombre de bachelier.e.s. Loin de répondre au manque de places, Parcoursup instaure une sélection selon les dossiers scolaires, avec comme conséquences : Peu de temps pour décider de son avenir : dès la réception de plusieurs réponses positives, l’élève ne disposera que d’une semaine, voire 24h pour choisir son affectation, afin de libérer des places pour les autres. Une orientation subie ou rien : si aucun des 10 vœux énoncés n’obtenait de réponse positive, c’est le recteur qui proposera une affectation d’office pour le bachelier… là où il restera de la place. Renforcement des inégalités sociales et territoriales : le poids du livret scolaire (notes, appréciations), la filière (valorisée ou dévalorisée), le lycée d’origine (« bon », « moyen », ou « mauvais »), les activités extra-scolaires (certifications, stages, engagement associatif) seront décisifs dans la sélection.
Travail social : grève et manifestation
La commission mobilisation du travail social Ile-de-France, dont fait partie SUD Santé sociaux, appelle l’ensemble des actrices et acteurs du travail social exerçant dans le privé ou le public à la grève et à l’action dans les rues de Paris le mercredi 14 février 2018.