ÉditoActualitésÉvenementsCommuniquésManifestationsRéflexionsRetour sur...SyndicalismeTravail      lundi 25 mai

PLFSS Le trou de la sécu bouché sur le dos des salariés


La sécu... C’est l’affaire de toutes et tous

Elle contribue avec les subventions des collectivités territoriales au financement de nos établissements du médico-social et du social. Son budget, fixé par le Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale (PLFSS), détermine les conditions de prises en charge des usagers et les conditions de travail des salariés-es. Lors de sa présenta on, Mme Touraine, Ministre de la Santé et des affaires sociales, en a pro té pour annoncer un retour à l’équilibre des comptes, bien entendu, sur le dos des salarié-es et des prestations pour les usager-es.

Asphyxie budgétaire pour les équipes et les publics

Pour la Fédération SUD Santé Sociaux ,après les coupes budgétaires imposées par les collectivités territoriales se traduisant sur le terrain par des fermetures de services ou des déconventionnements, le gouvernement entend poursuivre l’asphyxie financière des secteurs sociaux en les attaquant ce e fois ci via la sécurité sociale. Le PLFSS qui sera voté prévoit 4,1 Milliards d’euro « d’économies » supplémentaires imposé par le gouvernement VALLS dont 200 millions pour les secteurs Social et Médico-Social. Ces économies se feront, on le sait déjà, par des inégalités d’accès aux soins et aux services sociaux. Pour les salariés, les conséquences seront fatales : licenciements, précarité, bas salaires, surcharge et intensification du travail... C’est la goute d’eau qui fait déborder le vase. De trop nombreux collègues vivent de plus en plus mal la situa on qui leur est faite, le ras le bol se généralise. Le gouvernement reste sourd à la multiplication des cas de détresse. La sou rance au travail, la perte de sens professionnel, les burnout ou les suicides ne sont pas des fatalités !

Fusions et absorption, faites vos jeux !

Les contours de notre secteur se redessinent, de nombreux établissements ont été absorbés ou sont en cours de fusion. Pour SUD Santé Sociaux, la volonté de réduire le nombre d’acteurs dans le social et médico-social est évidente. Pour faire face aux nouveaux modes de financements (appel à projet et mise en concurrence, contrats à impacts sociaux...) et aux objectifs comptables, le regroupement de structures est une tendance de fond. Avec la loi Touraine, des Groupements de Coopéra- on Sociale et Médico-Social se metent en place, ils sont le pendant des Groupements Hospitaliers de Territoire (GHT). Ils constituent un arsenal supplémentaire, qui permet aux gouvernements successifs de con nuer la poli que de destruction/ restructura on, fusion/absorption des structures de l’ensemble de nos secteurs. A ce rythme, c’est bien la richesse et la diversité de nos pratiques professionnelles qui sont menacées par la standardisa on et la recherche de résultats quantifiables.

Battons-nous pour nos salaires et nos Conventions Collectives !

Nos salaires sont gelés depuis de trop nombreuses années et la révision des classifications sont bloqués au nom des restrictions budgétaires et autres plans de retour à l’équilibre. Dans certaines Conventions Collectives, le pouvoir d’achat a diminué de quasi 25% en 20 ans... Avec la refonte des métiers et la volonté affichée du patronat de dénoncer les Conven ons Collec ves (CC 66, Croix Rouge...) en 2017. Une refonte des grilles salariales au prétexte des nouveaux diplômes n’est pas à exclure. L’objec f a ché est de réduire le coût du travail et de rer nos salaires vers le bas. Puisqu’il il n’y a plus de trou de la Sécu, les salaires doivent être revalorisés ! Prenons au mot la Ministre. La loi travail n’arrangera pas la situa on. Les logiques de dumping social sont à prévoir et à combattre !

AUJOURD’HUI, CA SUFFIT !

Depuis 6 mois, le mouvement social mène toujours la bataille pour obtenir le retrait de la Loi Travail. Dans la continuité de ce combat, ensemble, public, privé, sanitaire, médico-social, social, mobilisons-nous massive- ment sur les territoires pour exiger notre dû et des moyens pour un service de qualité et de proximité envers la population.

Il faut que ça change !

Nous qui tous les jours dans les services, les établissements prenons soin des populations les plus fragiles et dispensons une prise en charge de haute qualité, nous exigeons un plan d’urgence pour notre secteur et revendiquons :
• Une revalorisation statutaire et salariale
• L’abandon du projet de réingénierie de l’ensemble des métiers du social
• Des grilles de salaires linéaires sans barrage ni quota tenant compte de l’égalité salariale entre les hommes et les femmes.
• La défense et l’améliora on des Conventions Collectives de nos secteurs...
• L’octroi des moyens budgétaires permettant aux établissements sociaux et médico-sociaux d’assurer leur mission de service public, d’investir, d’embaucher et de transformer en CDI les contrats précaires.
• Des politiques sociales à hauteur des besoins de la population, quelques soient leurs lieux d’habitation
• L’abrogation de la loi travail

Le 8 novembre 2016, La Fédération SUD Santé Sociaux appelle à une mobilisa on d’ampleur et à la grève pour en finir avec les politiques d’austérité.

Actualités

#NonAuLicenciementDeEricBezou
Vidéo unitaire de soutien à notre camarade de SUD Rail, Eric Bezou menacé de licenciement. Signez la pétition, relayez en masse !
Les LGBTIphobies se portent toujours trop bien
La journée du 17 mai contre les lesbophobies, gayphobies, biphobies et trans phobies a une caractéristiques particulière cette année puisqu’elle ne déclenche pas le début des Marches des fiertés dans nombre de villes.
Exigeons la fin de la précarité et une autre répartition des richesses !
Nous l’avons déjà dénoncé, depuis plusieurs années, plus les dividendes versés aux actionnaires sont élevés, plus le taux de pauvreté augmente. D’un coté, pour 2019, on décompte plus de deux millions de travailleur-ses pauvres, neuf millions de personnes vivant sous le seuil de pauvreté dont 21 % de jeunes. De l’autre, 49,2 milliards d’euros de dividendes versés, battant le record de 2007.
Pour solde de tout compte, 100 balles et un mars ?
Emmanuel Macron tente de faire oublier sa gestion équivoque et catastrophique de la pandémie de même que les résultats des politiques de “guerre sociale” qu’il a menées depuis 2017 dans la continuité des précédents gouvernements. Et contrairement à ce qu’il aurait sans doute espéré, la population ne se satisfait pas des bons mots sur un supposé retour de l’Etat providence et la nécessité des services publics prononcés en mars.
Chômage et précarité les revendications de Solidaires
Nous présentons ici ce que doivent être à notre sens les mesures prises, de façon immédiate pour assurer les droits élé- mentaires de tous et toutes et à moyen terme pour l’égalité et la justice sociale.

Facebook


Twitter