Répression contre la loi « travail »


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Répression contre la loi « travail »

  

Rassemblement en soutien d’un syndicaliste en procès

Le 28 avril dernier, l’Assemblée générale interprofessionnelle de Saint-Denis organisait une action au port de Gennevilliers dans le cadre du mouvement contre la loi Travail. Après cette action, alors que le cortège se rendait à la Bourse du travail de Saint-Denis pour tenir une assemblée générale, les policiers les en ont empêchés en « nassant » et en arrêtant environ 150 manifestant-e-s. Les policiers ont également frappé et placé en garde à vue Nicolas P., cheminot militant à Sud rail, et Nicolas Jounin, militant de la CGT.

Au premier, il est reproché le port d’un Opinel, qu’il utilise quotidiennement au travail, et le refus de donner ses empreintes (digitales et ADN), ce qu’il nie depuis sa comparution immédiate. Le second est accusé de violences sur policier (ce qu’il conteste), sur la base du seul témoignage d’un commissaire. Pour faire bonne mesure, le policier qui aurait été battu a eu un jour d’interruption temporaire de travail, autant que le camarade frappé à la tête et à la hanche.

Le lendemain de leur interpellation, les deux Nicolas ont refusé la comparution immédiate, cette justice expéditive qui a déjà envoyé de nombreux/ses militant-e-s contre la loi Travail en prison. Ils étaient soutenus par une manifestation de 300 personnes, qui a contribué à leur remise en liberté rapide, alors que la procureure réclamait la détention provisoire contre Nicolas Jounin au nom du « contexte actuel » et du « risque de récidive » ! Tous les deux ont été soumis à un contrôle judiciaire.

Le 6 octobre dernier a eu lieu leur procès. Nicolas Jounin a été jugé immédiatement et le procès de Nicolas P. a été repoussé au 5 janvier 2017. Durant tout le mouvement contre la loi Travail, les violences policières, les interdictions de manifester, les cortèges encagés et les interpellations de militant-e-s se sont multipliés. Le but : nous intimider et nous dissuader de protester contre la régression inédite que représente la loi Travail.

Le rendu du jugement de Nicolas Jounin (dont il va faire appel) va totalement dans ce sens : six mois de prison avec sursis ! Les procès de manifestant-e-s nous concernent donc toutes et tous, car ils attaquent notre droit d’expression et de manifestation. Soyons vigilants, l’état d’urgence prolongé maintient ce climat anti mouvement social permettant les dérives policières.

jeudi 5 janvier 2017, 11h en gare d’Austerlitz, cours de l’arrivée
12h00 devant le tribunal de Bobigny
(ligne 5 Bobigny Pablo Picasso, T1 arrêt Jean Rostand)


Rendez-vous

23 novembre / rassemblement national à Paris
Non au sabordage de la DGFiP !
Sous l’impact combiné des suppressions d’emplois et des évolutions du paysage institutionnel, la DGFiP et ses personnels subissent de multiples restructurations (ASR), fermetures et autres transferts de missions, dans un mouvement de concentration de plus en plus fort.
25 novembre / 14h / place de la République
Mobilisation contre les violences faites aux femmes
Lutte contre le sexisme, le harcèlement sexuel
30 novembre / 8h / devant le Palais de justice de Pari
Toutes et tous au côté de Loïc de la compagnie Jolie môme
Rebondissement dans l’affaire Intermittents/MEDEF le procès de Loïc est une nouvelle fois reporté !
1er décembre / 17h30 / Bourse du Travail de Paris
Permanence « Conditions de travail et santé »
Avec le collectif « Pour ne plus perdre sa vie à la gagner »
2 décembre / 14h / place Stalingrad
Pour la justice sociale manifestons contre le chômage et la précarité
À l’appel des organisations de chômeurs

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Actualités

Racisme d’Etat et libertés syndicales : Derrière l’écran de fumée… de réelles attaques !
Le Ministre de l’Education, JM Blanquer, s’en prend violemment depuis plusieurs jours au syndicat SUD Education 93, membre de la fédération SUD Education et de l’union départementale Solidaires 93. Tout est parti d’une dénonciation de racisme supposé d’un stage syndical (parce qu’il prévoit des ateliers réservés aux personnes victimes du racisme), dénonciation relayée très largement par l’extrême-droite puis par JM. Blanquer lundi. Le ministre s’est rendu compte de son erreur grossière et, de fait, a changé rapidement son discours plus tard dans la journée à l’Assemblée nationale : c’est désormais l’utilisation de la notion de « racisme d’Etat », abordée dans le stage, qu’il juge « diffamatoire » et au sujet de laquelle il a annoncé vouloir déposer une plainte pour ce motif.
Jour de carence : NON !
Solidaires dénonce une nouvelle fois le rétablissement du jour de carence dans la Fonction Publique voté cette nuit à l’Assemblée nationale.
Bulletin de la commission Genres & sexualités de Solidaires - D genreés D sexualités n° 6 - Automne 2017
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L’Union syndicale Solidaires alerte sur le respect des libertés syndicales dans les services de l‘inspection du travail qui sont pourtant chargés de les faire respecter. En effet, nous avons appris qu’une militante de l’union syndicale Solidaires, membre de Sud Travail affaires sociales, a été suspendue de ses fonctions et convoquée pour une CAP disciplinaire le 14 décembre 2017 à Paris pour faute grave. Il lui est reproché d’avoir « manqué à son devoir de réserve en s’exprimant en tant qu’inspectrice du travail » lors du rassemblement organisé par Solidaires et d’autres associations pour protester contre la venue de la « DRH de l’entreprise France » au congrès des DRH qui se déroulait le 12 octobre au Pré Catelan dans le Bois de Boulogne. Ironie, ces faits lui sont reprochées par le DRH du ministère du travail...
Manifestation nationale du travail social, médico-social et sanitaire
Nous appelons à la mobilisation des secteurs sociaux et médicosociaux dans une logique de convergence entre les secteurs publics et les secteurs privés.