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Le Syndicat National des Journalistes

Qui sommes nous ?

Le 9 janvier 1918, en pleine guerre, une quinzaine de journalistes dont quelques écrivains se réunissent à Paris. Certains d’entre eux sont issus de l’Association des journalistes du mouvement social, qui a engendré l’actuelle Association des journalistes de l’information sociale. But de leur assemblée préparatoire : mieux structurer la profession et, par là, lui obtenir un véritable statut. La voie choisie : le syndicalisme.

Quatre objectifs

Deux mois plus tard, le 10 mars 1918, est créé le SNJ qui portera longtemps à son fronton : ’Association de défense et de discipline professionnelle’.

Rendant hommage aux ’associations de presse, société de secours mutuel et de retraite qui ont rendu et rendent chaque jours de notables services’, le comité fondateur s’assigne quatre objectifs :
1) continuer l’effort des associations en accomplissant à côté d’elles une tâche non entreprise ;
2) assurer le respect dû à la profession, augmenter son prestige, remplir un rôle moral analogue à celui du Conseil de l’ordre des avocats ;
3) assurer la sauvegarde des droits professionnels, et notamment (nous sommes alors en pleine guerre) la réintégration des jeunes confrères sous les drapeaux ;
4) former un club de la presse.

La première tâche du conseil d’administration, fortement épris, on l’a vu, de discipline et de morale (les moeurs de la presse sont alors fort décriées) est de déterminer un petit code des devoirs du journaliste, ossature encore de nos jours de notre charte. Une charte retouchée en 1938 et qui sera publiée à chaque numéro du ’Journaliste’, l’organe de presse du SNJ.

Le second objectif, mené parallèlement au premier, est de jeter les bases d’un contrat de travail reconnaissant aux journalistes un salaire minimum, le droit à la signature, la journée de huit heures, le repos hebdomadaire, les congés, l’arbitrage...

Pour cette tâche, après deux présidences initiales de Jean-Ernest Charles et de Lucien Descaves, le SNJ et la profession ont la chance, pendant seize ans, de 1922 à sa mort en 1938, d’avoir à leur tête un grand syndicaliste doublé d’un grand journaliste, Georges Bourdon, véritable père de notre statut, organisateur du journalisme français. Son buste trône aujourd’hui, à juste titre dans la salle de réunions du siège du syndicat.

Le positionnement syndical

Conjointement à l’élaboration du statut et à l’exigence de discipline professionnelle, le SNJ cherche à se positionner sur l’échiquier syndical. Ce dernier, dans les années 20, est singulièrement réduit. Au plan national, deux confédérations cohabitent : la CGT et la toute récente CFTC née en 1919.

Dans la presse d’alors, seul le Livre est organisé. C’est donc naturellement avec lui que le SNJ -seul syndicat de journalistes jusqu’en 1938, où se créera la CGT journalistes- noue des contacts et dialogue. Tous deux, en 1919 consultent leur base sur une fusion éventuelle. Si le Livre, réuni à Nancy, accepte par 84 voix contre 77 et 15 abstentions, l’arrivée des journalistes SNJ, il n’en est pas de même des adhérents du SNJ. Ceux-ci repoussent le référendum comme ils le feront à nouveau en 1926 et 1937.

La bataille du statut

La plus longue bataille initiale est assurément celle du statut, qui, de 1920 à 1935, polarise toute les énergies, celles de Bourdon et de ceux qui l’entourent. De projets en réunions de négociation, d’amendements en sous-commissions, la collection du ’Journaliste’ retrace fidèlement les mille et une péripéties de cette guerre de tranchée, moins meurtrière certes mais plus longue que celle de la Marne ou de Verdun.

Que suive le vote, en mars 1935 par le Parlement, de la loi Guernut-Brachard portant statut des journalistes français paraît alors logique, tant la fédération patronale de l’époque s’est disqualifiée en désavouant ses négociateurs.

La Commission de la carte, les premiers barèmes, la première convention collective en 1937, marquent l’avant-guerre (l’autre), celle de 39-45. Douloureuse parenthèse pendant laquelle, écrit Marcel Roëls : ’Des militants du SNJ repliés en zone sud et notamment à Lyon maintiennent des liaisons avec leurs confrères de la zone occupée et ceux qui animent des feuilles clandestines bientôt victimes d’arrestations et de déportations.’

A la Libération, une commission d’épuration, constituée de magistrats et de journalistes, doit se livrer à d’épineuses décisions.

Un échiquier encombré

C’est sur un échiquier syndical singulièrement plus encombré qu’en 1919 que le SNJ se retrouve au lendemain de la guerre. Après l’euphorie qui a suivi la Libération, les grandes grèves de 1947 auront raison de l’unité syndicale. La CGT éclate, le SNJ reprend en 1948 sa route autonome, FO se constitue et la CFTC -qui bientôt se scindera en deux- organise sa branche journalistes.

Dès lors, la deuxième convention collective, celle de 1956, qui doit tant à Marcel Roëls, devra-t-elle compter autant avec le morcellement patronal qu’aux surenchères.

Suivent trois révisions conventionnelles en 1968, 1974 -année qui verra voter la ’loi des pigistes’- et 1987. De par sa position originelle, le SNJ d’hier et d’aujourd’hui se démarque des confédérations où, de surcroît, les branches journalistiques tendent à se diluer. La CGC journalistes, constituée en 1972, n’échappe pas à ce phénomène. Au sein d’une profession jalouse de ses particularismes, l’autonomie, au contraire, va continuer de réunir la majorité des confrères.

Le SNJ est alors conduit à mieux enraciner son positionnement, affirmer sa différence : au-delà des frontières, refusant la stratégie de la guerre froide dans laquelle se situent les deux fédérations internationales de journalistes, il prend un moment ses distances et adopte le non-alignement, si riche de multiples contacts ; dans l’Hexagone, tout en jouant un rôle charnière aux côtés des autres syndicats de journalistes et notamment dans l’UNSJ (Union nationale des syndicats de journalistes français), le SNJ se retrouve seul au sein du comité Presse, police, justice (PPJ) créé en 1973, regroupant aux côtés des journalistes, des organisations d’avocats, de magistrats et de policiers ; enfin, en 1981, il constitue avec plusieurs organisations autonomes venues de divers secteurs professionnels le ’Groupe des dix’.

Ainsi, à travers les Dix ou PPJ, fort de sa stratégie étrangère tous azimuts, le SNJ ne vit-il pas replié sur lui-même dans une Europe appelée à de nouveaux développements. La route exigeante tracée en 1918 par une poignée de confrères se poursuit.


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