Solidaires en 11 dates


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Solidaires en 11 dates

  

1981
Le syndicalisme face à l’arrivée de la gauche au pouvoir...

Initiative d’un syndicat « autonome » (la FGSOA – Fédération Générale des Salariés des Organismes Agricoles et de l’Agro-alimentaire – qui syndique à la MSA, au Crédit agricole et dans les industries de l’agro-alimentaire, syndicat né de la scission CGT/ CGT-FO de 1948) qui pense que pour conforter des mesures progressistes avec un gouvernement de gauche, il faut « faire comme en 36 », c’est-à-dire occuper les usines, être en grève, pour obliger le patronat et le gouvernement à se mettre d’accord sur des avancées sociales. Ce syndicat estime que pour développer une lutte syndicale, il faut l’unité syndicale. Il prend donc l’initiative de contacter la CGT qui lui répond que l’unité syndicale peut se réaliser en adhérant à la CGT. Les responsables de la CFDT répondent que l’unité peut se faire en adhérant à la CFDT. Aucun ne développe l’idée de pressions sociales et syndicales vers le nouveau gouvernement élu. Les responsables de la FGSOA prennent alors l’initiative de contacter d’autres syndicats autonomes et non confédérés. Le 10 décembre 1981, les délégations de dix organisations syndicales « autonomes » se retrouvent dans une même salle pour la première fois.

1989
Contacts du Groupe des Dix (G10) avec SUD-PTT

Le Groupe des Dix (G10) contacte SUD-PTT qui vient de se créer suite à l’exclusion de militant-es de la CFDT Poste et télécommunications. La « greffe » avec SUD-PTT va prendre, marquant ainsi que des syndicats de « culture CGT » peuvent s’associer avec des syndicats de « culture CFDT ». Un autre syndicat, le CRC, qui deviendra SUD santé-sociaux se développe dans les mêmes conditions que SUD-PTT. En 1989, une très longue grève a lieu aux Finances qui va notamment confirmer l’indépendance syndicale du principal syndicat du G10 (le SNUI) par rapport au PS. Ces éléments vont faciliter l’arrivée de SUD-PTT. La politique du Parti Socialiste et du gouvernement Mitterrand – Rocard a des conséquences dans le mouvement syndical et au sein du G10. Des organisations syndicales vont se satisfaire progressivement d’un syndicalisme d’accompagnement. D’autres vont maintenir leur indépendance syndicale et demeurer fidèles à leurs revendications, quel que soit le gouvernement en place. Au G10, trois syndicats (la FGSOA, la FAT et la FMC) vont quitter le G10 en janvier 1993 et rejoindre le courant UID, qui vient de faire exploser la FEN, pour créer l’UNSA. Ceci va précipiter, en réponse, la rédaction de statuts propres au G10.

1994
Le syndicalisme et le mouvement social, unité indispensable

Plusieurs syndicats du Groupe des Dix (dont Sud PTT, le SNUI, CRC Santé Sociaux, etc.) ont participé, en 1993, avec des équipes militantes de la gauche CFDT et des camarades de la FSU, un peu de la CGT, et des associations, etc., à la création du mouvement Agir Ensemble Contre le Chômage (AC !). Au printemps 1994, plusieurs Marches sillonnent l’ensemble de la France et convergent sur Paris clamant « Un emploi, c’est un droit ; un revenu, c’est un dû ». Ces mobilisations seront l’occasion de rapprochements entre équipes militantes de différentes organisations syndicales qui, pour la plupart, se retrouvaient déjà dans la rédaction de la Revue syndicale « Collectif ». Décembre 1995 Un conflit social majeur... En décembre 1995, un conflit social important se développe dans le pays, en opposition au « plan Juppé » de réforme de la Sécurité sociale, et notamment de réforme des retraites et de l’assurance maladie. La grève est particulièrement forte dans les services publics chargés des transports en commun (SNCF, RATP, etc.). Nicole Notat et la direction de la CFDT soutiennent le gouvernement dans cette réforme. Ceci va provoquer de fortes tens ions à l’intérieur de la CFDT, et aussi des divisions au sein de la « gauche CFDT » entre des équipes militantes qui pensent qu’il faut rester à la CFDT et qu’il est possible de « gagner » lors du prochain congrès confédéral, et des équipes militantes qui pensent que la bataille est désormais perdue à l’intérieur de la CFDT. Ces dernières quittent la CFDT et constituent de nouveaux syndicats ou de nouvelles fédérations qui vont souvent prendre l’appellation SUD et qui vont demander à rejoindre le Groupe des Dix.

1998
Congrès constitutif de l’Union syndicale Groupe des Dix

Les 14 et 15 janvier 1998 se tient le Congrès constitutif de l’Union syndicale Groupe des Dix à La Plaine Saint Denis. En novembre 1995 s’était tenue à Saint Ouen une Assemblée générale regroupant les représentants de 13 syndicats et fédérations pour tester des projets de Statuts et de Règlement intérieur en particulier le fonctionnement au consensus. Le premier congrès officiel de 1998 entérine donc ce fonctionnement. Malgré les différences de culture entre « les SUD » et « les non SUD », l’ensemble des organisations s’engage dans des orientations communes claires. Ainsi, le Groupe des Dix et plusieurs organisations membres du G10 participent à la création d’ATTAC en 1998. L’Union syndicale Groupe des Dix fait partie du Collège des Fondateurs d’Attac qui est créé en 1998. Les 19 et 20 novembre 1998 se tient une Assemblée générale des G10 locaux où 110 militantes et militants représentent 28 G10 locaux montrant la volonté de construire des structures de base locales interprofessionnelles.

2001
Le G10 devient Solidaires

Le deuxième Congrès se tient les 21 et 22 novembre à la Maison des Syndicats de Créteil. Après des débats, l’adoption de l’identifiant « Solidaires » est acceptée par l’ensemble des organisations nationales. C’est la marque que la période de questionnement entre « les Sud et les non Sud » est désormais tournée : nous sommes tous « Solidaires ». Au cours de ce congrès, nous constatons que nous parvenons à élaborer ensemble des débuts d’alternatives dans de nombreux domaines, que nous formulons des revendications concrètes partagées et que nous sommes souvent d’accord sur les stratégies syndicales à mener, tout ceci par notre fonctionnement au consensus.

2006
Représentatifs dans la fonction publique

Solidaires obtient la représentativité dans la fonction publique fin 2006 par une décision du Conseil d’Etat, ce qui va nous permettre de siéger au Conseil Supérieur de la Fonction Publique d’Etat par un décret du 1er mars 2007. Les suites de cette première reconnaissance vont être nombreuses et importantes : pour la première fois, en 2007, Solidaires sera partie prenante des négociations salariales. Cette représentativité nous donne plus de crédibilité auprès des salariés, et pas seulement dans les fonctions publiques. Elle nous facilite enfin les portes des intersyndicales « Fonctions publiques » puis « interprofessionnelles ». Ce sera aussi l’ouverture et l’accès à de nouveaux droits et moyens syndicaux. Solidaires Fonction Publique obtient un deuxième siège suite aux élections professionnelles de 2011, confirmé par les élections de 2014.

2008
Un syndicalisme revendicatif et internationaliste

Le 4ème Congrès de Solidaires se tient à Saint-Jean-de-Monts en juin 2008. Ce Congrès (le premier en province, et le premier organisé principalement par une équipe militante locale) est perçu par les participantes et les participants comme le premier « vrai » congrès de Solidaires. Le travail sur le dossier revendicatif y est largement développé. L’homogénéité de l’organisation « Solidaires » est ressentie par la plupart des participantes et des participants au Congrès. Des délégations invitées nombreuses interviennent en tribune (autres organisations françaises, européennes, internationales). La présence de délégations étrangères marque l’engagement international de Solidaires qui jouera un rôle déterminant dans la constitution d’un Réseau syndical international de solidarité et de luttes dont la première rencontre aura lieu en 2013.

2009
La place des Solidaires locaux

Un congrès extraordinaire en octobre 2009 acte la place politique donnée aux Solidaires locaux qui ont désormais le droit de vote en Congrès et en Comité national. L’homogénéité de Solidaires se constate aussi dans les avis partagés entre les organisations nationales (syndicats et fédérations) et les structures locales (Solidaires locaux). Dans de nombreux domaines, le développement de l’Union syndicale Solidaires se fait par les Solidaires locaux et par leur ancrage sur le terrain. Les Solidaires locaux sont aussi le lieu d’expérimentation et de mise en pratique de l’activité interprofessionnelle pour les militantes et les militants.

2012
Une manifestation Solidaires

En mars 2012, Solidaires organise sa première manifestation nationale sous ses propres et seules revendications et couleurs. 5 000 camarades manifestent à Paris, de la Bourse à Jaurès. Cette première manifestation « Tous ensemble, mais Tous seuls », apparaît comme un signe de majorité de l’organisation Solidaires. Plutôt que de regimber contre l’attentisme des autres organisations syndicales, l’Union syndicale Solidaires se démontre qu’elle peut prendre seule une initiative, et la réussir.

2013
Constitution du réseau syndical international de solidarité et de luttes

Fort de son engagement internationaliste, l’Union syndicale solidaires a joué un rôle très actif dans la construction du Réseau syndical international de solidarité et de luttes après la rencontre syndicale internationale en mars 2013 de St-Denis qui a rassemblé plus de 200 militant-e-s de plus de 60 organisations d’Europe, d’Afrique, d’Amérique et d’Asie. Ce réseau mondial rassemble des organisations, courants, tendances ou réseaux syndicaux de tous les continents, avec des histoires, des cultures politiques différentes, mais avec des pratiques assez proches et qui partagent la double volonté d’organiser des luttes pour la défense des revendications immédiates des travailleurs-ses et pour transformer radicalement la société.


Rendez-vous

18 octobre / 14h30 / 12 boulevard d’Indochine
Suppression des CUI... dans l’Éducation nationale aussi !
Un « plan social » sans précédent, 600 suppressions dans l’académie de Paris. Pour un réemploi de tous les contrats aidés – Titularisation et un vrai salaire
18 octobre / 18h / place du Phantéon
Journée "noire" des assos
Grèves débrayages et actions symboliques
19 octobre / 14h / à Montparnasse
Mobilisation public/privé
Construire, unifier, amplifier !
3 novembre / 17h30 / Bourse du Travail de Paris
Permanence « Conditions de travail et santé »
Avec le collectif « Pour ne plus perdre sa vie à la gagner »

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Actualités

Nous ne faisons pas partie de la cordée de Macron…
L’Union syndicale Solidaires a été reçue par le Premier ministre, la Ministre du travail et le Ministre de l’éducation ce mardi 17 octobre. Cela a été un moment pour affirmer notre exigence de retrait des ordonnances, d’abrogation de la loi El Khomri, mais aussi notre rejet des restrictions budgétaires qui touchent les services publics et exiger le maintien des contrats aidés, des APL et des fonds du logement social.
A Paris : 17 octobre 1961 - 17 octobre 2017 56ème Anniversaire
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Les DRH des entreprises du CAC 40 invitent la ministre du travail. Des intellectuel-les, artistes et syndicalistes ont proposé dans une tribune publiée dans Médiapart de s’y inviter également en masse.
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