Un an après, la loi travail on n’en veut toujours pas !


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Un an après, la loi travail on n’en veut toujours pas !

  

Il y a un an, le 9 mars 2016, c’était par centaine de milliers que nous prenions la rue pour rejeter le projet de loi travail élaboré par le gouvernement sur commande du Medef.

Comme nous l’avions dénoncé durant ces mois de mobilisation, la mise en oeuvre des mesures induites par cette loi se traduit par une somme de régressions sociales.

Les effets de la loi dans nos entreprises et dans nos services sont multiples :

  • Ainsi, le journal La Voix du Nord, entend supprimer 25 % de son effectif (toutes catégories de personnel confondues) alors qu’il a dégagé en 2015 un résultat net de 5,4 millions d’euros ! Il s’appuie pour cela sur les dispositions de la loi travail permettant de recourir à un PSE (Plan de sauvegarde de l’emploi) dès lors qu’il y a un recul du chiffre d’affaires.
  • Un accord de modulation du temps de travail sur 3 ans a été signé dans la métallurgie.
  • Le transfert de contrats de salarié-es lors de transferts de marché de sous-traitance sans prise en compte des avantages hors rémunération
  • Des accords d’entreprise en deçà des conventions collectives sur le temps de travail, les autorisations d’absence.
    Les enjeux sont nombreux, les travailleurs et travailleuses, les militant-es syndicaux qui se sont battu-es pendant ces nombreux mois ne sont pas prêts à accepter toutes ces applications.

Au-delà, l’Union syndicale Solidaires a porté des actions juridiques : Deux recours devant le Conseil d’Etat contre des décrets de la loi Travail relatifs à sa partie temps de travail, présentée comme le coeur de cette réforme et une requête en contestation du décret relatif au référendum d’entreprise, parodie de démocratie
sociale.

Aujourd’hui Solidaires est partie prenante de la campagne unitaire « Nos droits contre leurs privilèges ». Et continue son action intersyndicale avec la plateforme « C’est quoi ce travail ».

Solidaires exige :

  • l’abrogation de la loi El Khomri qui ne fait que renforcer les privilèges patronaux,
    des droits nouveaux pour les salarié-es, la jeunesse et les privé-es d’emploi,
  • la libération et la relaxe immédiate de toutes et tous les embastillé-es de la loi travail.

Le jour, la nuit, toujours debout et en luttes !


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Rendez-vous

23 septembre / partout en France
Marchons pour la paix – Stop la guerre – Stop les violences
Partout en France le samedi 23 septembre 2017, marchons ensemble pour un monde de solidarité, de justice, de liberté, d’égalité, de fraternité et de Paix !
25 septembre / 18h / Place du Édouard Herriot
Pour défendre nos libertés : tou-te-s à l’assemblée !
Contre l’état d’urgence permanent : A l’occasion du passage du texte de loi à l’Assemblée, réunissons-nous !
28 septembre / partout en Europe
Mobilisation pour le droit à l’avortement partout en Europe !
Aujourd’hui, le droit à l’avortement au sein de l’Europe relève de la compétence de chaque Etat. Interdit, sous contrainte, attaqué… l’IVG doit être reconnu comme un droit fondamental.
6 octobre / 17h30 / Bourse du Travail de Paris
Permanence « Conditions de travail et santé »
Avec le collectif « Pour ne plus perdre sa vie à la gagner »
10 octobre /
Fonction publique : mobilisé.e.s le mardi 10 octobre
Depuis l’arrivée du nouveau gouvernement, les mesures négatives s’accumulent pour les agent.e.s de la Fonction publique : gel de la valeur du point indice, rétablissement de la journée de carence, perspective de 120 000 suppressions d’emplois sur les 3 versants de la Fonction publique...

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Mobilisation des retraités et retraitées
Parce qu’une fois de plus le gouvernement s’attaque à leur pouvoir d’achat, aux services médicaux et sociaux, neuf organisations appellent les retraité-e-s à se mobiliser dans les départements sous des formes diverses le 28 septembre.
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La forte journée de mobilisation unitaire du 12 septembre a fait la démonstration de la détermination des salariés, jeunes, retraités à contester la loi travail XXL préparée via les ordonnances Macron.
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Le lundi 18 septembre à 12 h s’est clos le processus de désignation des conseiller-es prud’hommes par les organisations syndicales. Rappelons que c’est le précédent gouvernement qui avait par ordonnance supprimé l’élection prud’homale et mis en place ce dispositif de désignation dans le but évident de rompre le lien existant entre travailleurs-ses et leurs conseiller-es prud’hommes. Technocratique, le nouveau mode de désignation est fondé sur les données de la représentativité syndicale interprofessionnelle, ce qui le rend incomplet, bancal et au final discriminatoire.
Impasse de l’ubérisation : quelles solutions ?
Après les protestations des chauffeurs VTC de la compagnie Uber, les rassemblements récents des livreurs à vélo de la société Deliveroo ont encore une fois montré que l’ubérisation est une impasse : des sociétés vivant grâce aux levées de fonds, sans rentabilité, qui ont recours à des auto-entrepreneurs, qui ne cotisent ni au chômage, ni à la retraite.
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