MENU
      ÉditoActualitésÉvenementsCommuniquésManifestationsRéflexionsRetour sur...SyndicalismeTravail      jeudi 21 juin

Les ministres passent, nos exigences demeurent

  

Pour cause de non-cumul des mandats, F. Rebsamen a dû quitter, contre sa volonté, le gouvernement et son poste de ministre « du Travail, de l’Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social », la mairie bourguignonne semblant plus importante pour lui que la réalisation du programme de baisse du chômage tant vanté par F. Hollande !

L’heure est au bilan après 16 mois de « présence ».

Avec plus de 200 000 nouveaux chômeur-ses et le renforcement de leurs contrôles, une casse des institutions représentatives du personnel (CE, DP, CHSCT) et de la présence syndicale dans les entreprises, une réforme au rabais de la formation professionnelle, de l’apprentissage ou encore de la pénibilité, un bilan catastrophique de la négociation collective dans les branches, la hausse de la précarité… le ministre a appliqué avec zèle la politique gouvernementale au service du patronat.

Le comble de la provocation est atteint quand il continue à se pavaner en déclarant qu’il « est fier de son bilan » ou encore qu’il était « apprécié » par les organisations patronales et syndicales. Etre fier d’un bilan aussi catastrophique pour les salarié-es et le monde du travail relève de l’imposture… ou sonne comme un aveu de sa soumission au Medef. Dans tous les cas, notre Union syndicale ne le regrettera pas !

Pour Solidaires, ce n’est pas une question de « personnes », ni même de « compétences », mais bien d’orientation et de politique menée. Au lieu de s’attaquer au « coût du travail » pour une compétitivité fantasmée, le gouvernement doit s’attaquer au coût du capital en lançant de grandes réformes favorables aux salarié-es et aux chômeur-ses. Chacun-e doit pouvoir bénéficier du droit effectif à un emploi, à des conditions de travail et de salaires décents, et de droits démocratiques comme les libertés syndicales dans toutes les entreprises et administrations : c’est une question de choix et de volonté politique pour lesquels des millions de salarié-es se battent quotidiennement.

Plus que jamais des mesures radicales s’imposent comme la réduction du temps de travail, la redistribution des richesses et la transition écologique de l’économie - l’échéance de la COP 21 renforçant l’importance de cette question !
Ce changement de politique ne viendra pas tout seul, par une subite prise de conscience du gouvernement.

C’est à nous de l’imposer, par la mobilisation. Et cette mobilisation se construit au quotidien, dans nos services et nos entreprises, à partir des réalités vécues par nous et nos collègues. Ces derniers mois ont été marqués par de nombreuses luttes où les militant-es et organisations de Solidaires ont pris une place importante : AP-HP et l’ensemble du secteur médico-social, commerce, services financiers de La Poste, Otis, dans les transports urbains, etc. montrant que nous refusions de nous résigner.

Alors que certaines organisations syndicales refusent de construire et participer aux mobilisations qui remettent en cause frontalement la politique gouvernementale favorable aux patrons, aux banquiers et aux actionnaires, nous faisons le choix inverse. La journée de mobilisation interprofessionnelle du 8 octobre, appelée par la CGT, Solidaires et la FSU, sera le premier grand rendez-vous social de la rentrée, qui ne se déroulera pas dans les salons des ministères mais bien dans la rue.

Cette journée ne doit pas être une « journée sans lendemain » qui servirait juste à exprimer notre légitime colère mais être pensée et préparée comme une étape dans la reconstruction du rapport de force, indispensable pour imposer une autre politique ! Que ce soit sur ces questions comme sur bien d’autres, telle celle menée actuellement à l’encontre des réfugié-es.


Documents à télécharger > Les ministres passent, nos exigences demeurent


Édito

           

Rendez-vous

23 juin / 12h / 111 rue André Karman à Aubervilliers
Cours de droit du travail
Un samedi par mois, l’Union Locale SUD/Solidaires Aubervilliers organise des cours de droit du travail, à destination de toutes et tous
23 juin /
Journée nationale de mobilisation pour les Services publics
La Convergence nationale de défense et développement des services publics appelle à mobilisation sur l’ensemble du territoire
28 juin / 9h30 / 31 rue de la Grange aux belles
Ateliers « La digitalisation du travail »
Digitalisation, automatisation, robotisation, dématérialisation, intelligence artificielle...
28 juin /
En grève, dans la rue, dans l’action le 28 juin !
Pour les services publics, nos biens communs, notre richesse, nos zones à défendre ; pour nos salaires et pour nos pensions, dans les entreprises et les services où se crée la richesse ; pour la liberté d’expression, de lutter, de revendiquer, d’agir et de créer notre avenir…
6 juillet / 17h30 / Bourse du Travail de Paris
Permanence « Conditions de travail et santé »
Avec le collectif « Pour ne plus perdre sa vie à la gagner »

Facebook


Twitter


Actualités

Mettre en concurrence les associations de lutte contre les violences faites aux femmes, une nouvelle stratégie du gouvernement ?
L’Association Européenne contre les Violences Faites aux Femmes au Travail (AVFT) tirait en début d’année la sonnette d’alarme : face à l’augmentation des appels téléphoniques suscités par #MeToo et #BalanceTonPorc, elle était obligée de fermer son accueil téléphonique, faute de moyens supplémentaires pour y faire face.
La DGT sur les rails de la SNCF : l’inspection du travail bloquée au passage à niveau
Le DGT ne veut pas que l’inspection du travail fasse son travail. Afin de protéger les intérêts de la SNCF face aux cheminots en grève, les agents ont reçu l’ordre de se taire. Pour tout comprendre sur la chronologie de l’affaire, lisez le tract ci-dessous qui soutient le droit des agents de contrôle à intervenir.
Poursuivre la lutte !
L’Union syndicale Solidaires appelle à la mobilisation et à la grève le 28 juin. Gardons le fil de notre légitime colère, continuons à construire patiemment mais résolument la résistance et les luttes contre leur monde.
Les utopiques 1968/2018
On se rencontre, on réfléchit, on échange, on invente et on passe un bon moment
Soutien aux inculpé-es d’Arago
L’union syndicale Solidaires appelait, comme beaucoup d’autres organisations aux manifestations du 22 mai 2018 qui réunissaient à la fois les agent-es de fonction publique, les cheminot-es engagé-es dans un long conflit, les salarié-es du privé et les lycéen-nes et étudiant-es engagé-es contre la politique de sélection profondément inégalitaire de Parcoursup. A Paris, notamment, cette manifestation a été marquée par de nombreuses violences policières contre les participant-es du cortège.