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Racisme d’Etat et libertés syndicales : Derrière l’écran de fumée… de réelles attaques !

  

Le Ministre de l’Education, JM Blanquer, s’en prend violemment depuis plusieurs jours au syndicat SUD Education 93, membre de la fédération SUD Education et de l’union départementale Solidaires 93. Tout est parti d’une dénonciation de racisme supposé d’un stage syndical (parce qu’il prévoit des ateliers réservés aux personnes victimes du racisme), dénonciation relayée très largement par l’extrême-droite puis par JM. Blanquer lundi. Le ministre s’est rendu compte de son erreur grossière et, de fait, a changé rapidement son discours plus tard dans la journée à l’Assemblée nationale : c’est désormais l’utilisation de la notion de « racisme d’Etat », abordée dans le stage, qu’il juge « diffamatoire » et au sujet de laquelle il a annoncé vouloir déposer une plainte pour ce motif.

Mettons les choses au point, pour l’Union syndicale Solidaires :

  • L’accusation de racisme à l’encontre de SUD Éducation 93 est ridicule et volontairement malveillante au vu des valeurs, des positions et combats portés par ce syndicat et ses militant-es : Solidaires lutte pour l’égalité entre tous et toutes, quelles que soient leurs origines, et combat le racisme et le fascisme, et SUD Education 93 ne déroge pas à ces principes. Il ne s’agit pas de partager tous les détails du contenu du stage mis en cause, mais on ne peut inverser ni la réalité ni l’engagement des personnels de l’Éducation nationale membres de Sud éducation 93 pour leurs élèves et les populations de Seine-Saint-Denis.
  • L’Union syndicale Solidaires et certaines des structures qui la composent mettent en œuvre depuis des années en lien avec leur engagement dans le mouvement féministe des réunions séparées de femmes et elle ne partage pas l’idée qu’une telle pratique appliquée à des personnes victimes du racisme constituerait un scandale.
  • Il s’agit d’un stage syndical : c’est aux syndicats de construire leurs formations en toute liberté. Il n’est pas question que l’extrême-droite ou des ministères s’immiscent dans les contenus des formations syndicales.
  • Le racisme existe dans nos sociétés. Et le "racisme d’État" aussi. Ce n’est pas un slogan, c’est un concept utilisé et pensé par des chercheuses et chercheurs mais aussi par des dizaines de structures associatives, syndicales ou politiques. Une rapide interrogation sur un moteur de recherche sur internet permettra à JM Blanquer de s’en rendre compte. Des statistiques, études et recherches effectuées à la demande des ministères eux mêmes font état de situations de discrimination liées à l’origine réelle ou supposée, aux noms, quartiers, dans la société, dans l’emploi public, dans l’école... Nous refusons de mettre sous le tapis une situation qui concerne des millions de personnes dont une partie d’entre nous, au quotidien. Nous refusons de nous faire dicter ou imposer les termes du débat par celles et ceux qui participent à construire et entretenir les problèmes.
  • Nous sommes face à une volonté de manipuler politiquement et médiatiquement un stage de quelques dizaines de personnes. Pendant ce temps, on ne parle pas des conséquences sociales des mesures prises par ce gouvernement, qui touchent fortement des départements comme la Seine-Saint-Denis et le quotidien de la population qui y vit. Derrière le rideau de fumée, on trouve des attaques contre les droits sociaux, la suppression des contrats aidés, la destruction des services publics, en particulier de l’Éducation, bref la destruction du tissu social qui alimente les haines et la xénophobie... Ce contre-feu gouvernemental cache mal la volonté de nier la situation de racisme vécue en particulier en Seine-Saint- Denis et ses aspects structurels.

L’Union syndicale Solidaires apporte son soutien au syndicat SUD Éducation 93, à ses adhérent-es qui font face à un déchaînement d’une rare violence et aux menaces de la part l’extrême-droite. Nous ne doutons pas que ce gouvernement cherche aussi à limiter les libertés syndicales et d’expression, en particulier chez les fonctionnaires qui militent pour transformer la société.
L’Union syndicale Solidaires continuera son combat pour les libertés individuelles et collectives, pour l’égalité de tou-tes, contre toutes les discriminations.

>> Cf. également le communiqué de la fédération SUD Éducation


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Rendez-vous

15 novembre / 11h / place Edouard Henriot
Police partout … bientôt justice nulle part ?
Un projet de loi programmation justice est actuellement en cours d’examen par le Parlement. Il comporte nombre de dispositions dangereuses pour le respect de nos droits sociaux et nos libertés de même que pour une justice publique et indépendante. Contre ce projet de loi répressif et anti-justice à commencer pour les classes populaires, vous trouverez ci-dessus un appel de Solidaires et Solidaires Justice à rejoindre les mobilisations prévues devant tous les palais de justice en France le 15 novembre.
17 novembre /
Rencontre intersyndicale contre l’extrême droite
En France comme en Europe, l’extrême droite est de plus en plus menaçante et violente. Et même quand elle n’est pas directement au pouvoir, ses idées nauséabondes sont reprises par d’autres, gagnent du terrain et gangrènent la société.
19 novembre / 17h30 / Bourse du Travail de Paris
Permanence « Conditions de travail et santé »
Avec le collectif « Pour ne plus perdre sa vie à la gagner »
21 novembre / 18h / à la Bourse du travail de Saint-Denis
Rencontre-débat « Pour une marée populaire antiraciste »
Regroupées dans la diversité de leur champ d’intervention, nos organisations – associations, syndicats, organisations de jeunesse, forces politiques – ont été à l’initiative des mobilisations citoyennes « Marée populaire » du 26 mai contre la politique mise en oeuvre par le gouvernement, pour l’égalité, la justice sociale et la solidarité.
24 novembre / 14h / place de la Madeleine
#NousToutes - Marchons contre les violences sexistes et sexuelles
Nous sommes des millions à avoir vu ces violences abîmer nos amies, nos soeurs, nos amoureuses, nos mères, nos enfants ou nos collègues.

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Actualités

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Pétain ne sera donc pas honoré ce week-end, le chef de l’État ayant fait machine arrière, au vu du tollé provoqué par ses propos. Évidemment, il aurait été scandaleux de réhabiliter l’homme qui mena la politique antisémite et de collaboration avec les nazis. Mais nous n’oublions pas qu’avant cela, il fut aussi, comme d’autres qui seront honorés dimanche, le responsable de la mort de tous les « fusillés pour l’exemple ».
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Quelques jours après l’attentat antisémite de Pittsburgh aux Etats-Unis et l’élection de Bolsonaro à la tête de l’état brésilien, nos camarades antifascistes Yannis Youlountas et Jean Jacques Rue ont été condamnés par un tribunal français dans le procès qui leur était intenté par les fascistes de Défend Europ.
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Leur seul tort : avoir participé le 22 avril dernier, dans un contexte de militarisation croissante de la frontière franco-italienne, à une marche solidaire pour dénoncer les agissements du groupuscule Génération Identitaire qui menait une opération d’intimidation violente et d’incitation à la haine au col de l’Echelle (Briançon).
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Oui, notre camarade Clément Méric a été assassiné par l’etrême droite
Sécurité sociale : hold-up au bénéfice de qui ?
Le gouvernement fait voter le projet de loi de financement de la sécurité sociale, PLFSS, pour 2019. Derrière des annonces rassurantes sur l’équilibre financier (liées aux déremboursements et aux économies réalisées au détriment des patient-es et des hôpitaux), le 100 % en optique, audiologie et dentaire (il reste à vérifier dans quelles conditions et à quel prix), les augmentations du minimum vieillesse et de l’allocation adulte handicapé (en revanche, les pensions de retraites, les prestations familiales, les aides personnelles au logement vont stagner et perdre en pouvoir d’achat pour les deux années à venir) des modifications importantes de la sécurité sociale sont annoncées.