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Un plan climat inféodé aux marchés financiers

  

Nicolas Hulot, ministre de la transition écologique et solidaire, a présenté jeudi 6 juillet, le plan Climat reposant sur deux objectifs : ambition et solidarité.

Si l’ambition est là, avec de nombreux chantiers annoncés mais avec des mesures concrètes insuffisantes, la solidarité n’est pas totalement au rendez-vous : les exigences sociales vont se percuter à la volonté du gouvernement de casser le code du travail au profit de la compétitivité et de la croissance.

La situation écologique alarmante de la planète exige des solutions plus que des intentions.

Le lancement de chantiers ne répond pas à l’exigence d’engager des mesures concrètes mais relève plus d’une communication de bonnes intentions et renvoi à un calendrier plus ou moins flou à partir de 2018.

Des signes forts montrent que tout ambitieux qu’il veut paraître, le plan climat ne s’inscrit pas dans une rupture avec les marchés financiers et la nécessité de profit pour quelques uns.
Il fait l’impasse sur une taxe européenne sur les transactions financières (TTF) qui pourrait participer au financement de la transition écologique. En cela, le plan climat répond à la volonté d’Emmanuel Macron de satisfaire le milieu bancaire et financier.
Le plan climat ignore les conséquences des accords de libéralisation du commerce et de l’investissement (CETA, TAFTA, etc) qui bloquent toute possibilités de mener des politiques climatiques à la hauteur des enjeux.
Enfin, il élude la question du nucléaire pour la plus grande satisfaction du lobby nucléaire

Ce sont les exigences sociales qui manquent le plus dans ce plan climat.

Avec l’annonce de la fermeture des centrales électriques à charbon d’ici 2022, le plan climat prévoit d’examiner de possible « projet de reconversion des sites et la mise en place de contrats de transition écologique pour un reclassement optimal des salarié-es ». Outre l’aspect général de ces annonces, elles manquent de crédibilité face au rouleau compresseur que le gouvernement tente de mettre en place contre le droit du travail

Pour l’union syndicale solidaires, une politique climatique ambitieuse impose de répondre à plusieurs préoccupations : quels seront les effets de la transition écologique sur le niveau d’emploi ? Comment assurer les reconversions nécessaires ? Comment protéger les salarié.e.s, sécuriser leurs parcours et leurs revenus ? Que devons- nous produire et qui le décide ? Comment produire ? Comment financer et qui paye ?
Pour cela l’Union syndicale Solidaires considère nécessaire :
- la réduction hebdomadaire du temps de travail à 32h sans flexibilité ni perte de salaire et qui s’inscrit dans un processus de réduction plus important tourné vers la transformation sociale, féministe et écologique.
- l’instauration d’un nouveau statut du salarié qui repose sur la continuité du socle contractuel notamment pendant la période de formation des salarié-es touchés par l’évolution ou la disparition de leur secteur d’activité du fait de la transition écologique.


Rendez-vous

25 avril / 14h / 4 rue Traversière
Assurance chômage : un projet de loi contre les chômeurs et les chômeuses
La réforme de l’assurance chômage élégamment appelée « pour la liberté de choisir son avenir professionnel » est présentée au conseil des ministres ce 25 avril.
1er mai / 14h30 / place de la Bastille
Journée internationale de manifestations, de revendications et de solidarité entre les travailleur-euse-s !
Dans le contexte actuel de mobilisations face à l’ampleur des attaques de Macron et de son gouvernement, cette journée du 1er mai prendra une importance toute particulière et constituera une étape importante de la convergence des luttes.
2 mai / 18h30 / 31 rue de la Grange aux belles
Réunion publique sur le syndicalisme au Mexique et les communautés zapatistes
Syndicalisme de lutte, autonomie des communautés zapatistes au Chiapas. Interven on du collectif Paris-Ayotzinapa
4 mai / 17h30 / Bourse du Travail de Paris
Permanence « Conditions de travail et santé »
Avec le collectif « Pour ne plus perdre sa vie à la gagner »
22 mai /
Processus d’actions et nouvelle grève le 22 mai prochain pour donner un avenir à la Fonction publique
Réunies le 10 avril 2018, les organisations syndicales réaffirment qu’elles ne partagent ni l’orientation, ni la méthode, ni le calendrier proposés par le gouvernement dans son document d’orientation intitulé « Refonder le contrat social avec les agents publics »

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Actualités

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