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Ateliers « La digitalisation du travail »

  

Digitalisation, automatisation, robotisation, dématérialisation, intelligence artificielle...

Une journée pour débattre des actions possibles

Après une première journée d’échanges le 10 janvier 2017, Solidaires organise une deuxième journée sous la forme d’ateliers pour travailler plus précisément sur certaines thématiques afin de dégager un revendicatif et des pistes d’actions possibles.
Le fil conducteur de cette journée

Le développement du numérique et des réseaux, les appareils mobiles et les plates-formes numériques qui mettent en relation des usagers transforment en profondeur l’économie, les formes d’emploi, la nature des activités et du travail, les relations sociales. Ces changements s’ajoutent aux transformations profondes (restructurations incessantes, mobilité, externalisation, modes de management...) qui ont touché tous les secteurs (privé et public) et sérieusement percuté les salarié-es.

Le remplacement des personnes par des machines provoque un vaste mouvement de déshumanisation des relations sociales tant au travail (entre collègues et avec les usagers) que dans la société : externalisation des tâches auprès des client-es, appauvrissement des tâches, standardisation des procédures... modifications apportées au contenu du travail et au sens du travail, aux formes du travail (télétravail, travail à distance) et aux formes d’emploi. Or beaucoup de salarié-es et de client-es usager-ères adhèrent à l’idée bien pratique que cela va dans le sens de l’histoire, du progrès technique, et qu’on ne peut s’y opposer. Est-il possible d’aller à l’encontre de l’argument du déterminisme technique qui évacue la question humaine et sociale ? Quels outils opérationnels liés aux expériences professionnelles pouvons-nous mettre en avant pour tenter de s’opposer à cette croyance ?

I. Matinée 9h30-12h30 : Travaux en ateliers

Patrick Cingolani, Danièle Linhart, Guillaume Tiffon sociologues et Noémie de Grenier (de la coopérative Coopaname) participeront aux ateliers pour apporter leurs éclairages et points de vue.

Atelier 1 : les conséquences sur le contenu du travail, la nature du travail et les conditions de travail des salarié-es

Les outils utilisés conduisent à vider ce qui constituait le cœur des métiers, à modifier le contenu du travail et au final à faire perdre tout sens au travail et à l’activité. L’automatisation croissante de l’activité humaine (concept emprunté à MA Dujarier) est-elle synonyme de progrès social ou de contraintes supplémentaires ? Derrière l’autonomie espérée dans son travail, en quoi consistent les contraintes nouvelles dues aux « outils numériques » : contrôle, reporting, déshumanisation des relations professionnelles, des relations sociales ? Remise en cause du sens du travail et de son utilité sociale ? Quel impact également de ces transformations sur le travail syndical ?

Comment reprendre la main sur son travail ? Comment reconstruire des collectifs de travail ? Cet atelier invite les équipes syndicales à exposer leurs problématiques et à trouver des pistes pour expérimenter résistances et contre-feux...

Atelier 2 : les répercussions sur les usagers, usagères, les client-es, le public...

L’automatisation, la dématérialisation ne sont pas qu’une question technologique, c’est aussi une question d’acceptabilité sociale tant elles modifient en profondeur la relation avec les usagers/clients : la mise à distance de l’usager se fait par l’utilisation d’internet (parcours demandeur d’emploi, RV pris sur internet pour personnes surendettées, fermeture d’agences bancaires ou de services publics certaines demi-journées...)

Cette mise à distance fragilise encore plus les populations déjà précarisées.

Quelle attitude face à la généralisation des questionnaires de « satisfaction client » ?

Quelles résistances conjointes des salarié-es et des client-es/usager-ères ? Quelles actions d’information, de mobilisation du public (dont les associations) voire de résistance, pouvons-nous mettre en place ?

Atelier 3 : les conséquences sur les formes de travail (télétravail, travail à distance, nomadisme...) et les formes d’emploi (autoentrepreneurs)

Les aspirations à disposer de plus d’autonomie dans son travail ou à régler des problèmes de temps de trajet conduisent les salarié-es à revendiquer le télétravail mais son développement porte en lui le risque d’isoler un peu plus les salarié-es, de casser les collectifs de travail. De plus, le télétravail n’est parfois envisagé que comme un moindre mal face aux mobilités géographiques imposées par les employeurs.

Ces nouvelles formes de travail risquent d’accentuer le brouillage des frontières entre vie professionnelle et vie personnelle : comment garantir un vrai droit à la déconnexion, quel suivi mettre en place ? Quelle réponse au développement du système des forfaits jours ? Quelles réponses face aux incitations à devenir entrepreneur, travailleur indépendant... où l’autonomie peut se révéler illusion et se traduire par plus de précarité, sans protection sociale ?

II. Après-midi 14h-16h30

14h -15h : Définition dans chaque atelier de pistes d’actions concrètes ou de réflexions à poursuivre.
15h -16h : Présentation des propositions d’actions de chaque atelier et discussion en plénière.

Conclusion de la journée


Documents à télécharger > Journee digitalisation 28 juin 2018



           

Rendez-vous

19 mars /
Appel intersyndical à une journée d’action, de mobilisations et de grève le 19 mars
La situation sociale en France est marquée par l’expression diverse et multiple d’un mécontentement social grandissant, par l’aspiration à une véritable justice sociale et fiscale, par la dénonciation des reculs sur les libertés publiques comme individuelles. Le mouvement des gilets jaunes est l’expression récente de cette profonde crise sociale.
21 mars / Bourse du Travail de Saint Denis
Intersyndicales Femmes 2019
Cette formation regroupe des militant-es de la CGT, de la FSU, et de Solidaires depuis 1998. Elle se veut un lieu d’échanges et de confrontations qui permet d’approfondir les questions revendicatives sur nos lieux de travail et de poser la question de la place des femmes dans les syndicats.
22 mars /
Rassemblement « préjudice d’anxiété »
En 2015, la Cour de Cassation a restreint la reconnaissance du préjudice l’anxiété lié à l’amiante, aux seul.es salarié.es et ex-salarié.es des entreprises ouvrant droit à l’ACAATA. Il semble qu’aujourd’hui certains juges de la Cour de Cassation ont pris conscience de l’incohérence de la situation et laissent espérer un retournement possible d’attitude.
23 mars / 19h30 / à la Bourse du travail
Quel exercice de la démocratie ?
La récente séquence des Gilets jaunes a mis à nu une aspiration à la démocratie face aux décisions d’un pouvoir dépourvu d’une quelconque assise populaire. Au-delà de la satisfaction de revendications relatives au pouvoir d’achat, une proposition de référendum d’initiative citoyenne semble émerger.
3 avril /
Lancement d’une grande campagne pour la régularisation et l’égalité des droits
Cette campagne s’inscrit dans la continuité des manifestations du 18 décembre qui ont rencontré un grand succès. Les marches des solidarités ce 16 mars ont aussi été un relai pour l’objectif que nous cherchons à mettre en oeuvre à savoir une campagne pour des régularisations massives.

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Actualités

Après un week-end de mobilisations, le gouvernement s’entête
Agnès Buzin, Ministre de la santé vient de prendre la parole pour dire qu’elle serait favorable à un recul de l’âge de départ en retraite. Rien de très étonnant, puisque depuis quelques semaines déjà le gouvernement est à la manœuvre pour justifier une réforme « universelle » où l’universalité sera le fait de partir plus tard et avec moins de ressources… travailler plus longtemps, et tant pis si l’espérance de vie en bonne santé diminue, et tant pis si les jeunes pendant ce temps là ne trouvent pas de travail.
Marche des Solidarités
Ensemble face à l’oppression et la répression Riposte populaire !
Justice sociale et urgence climatique
Les dérèglements climatiques ne font plus de doute aujourd’hui comme leur origine, le système productiviste et financier qui pille la planète et exploite les populations. Les dégâts causés par les dérèglements climatiques se répercutent sur les populations et touchent en premier lieu les plus précaires.
Plus de 10 milliards d’euros d’aides sociales non attribuées en 2018 ! Vous avez dit « Pognon de dingues » ?
Il est bien connu notamment dans les médias que la France serait un pays d’assisté-es sociaux bénéficiant éhontément de la générosité collective et vivant aux crochets de la collectivité. Le premier ministre a même déclaré le 15 février dernier que les aides sociales « se méritaient » et que donc il faudrait s’interroger sur leurs « contreparties ».
Grand débat, grande débâcle du gouvernement... à la rue de parler maintenant
Le 15 mars marquera la fin du grand débat : après les longues séances d’enfumage d’Emmanuel Macron (qui dit qu’il va continuer à causer…), des annonces devraient être faites. Pourtant aujourd’hui, rien ne laisse présager que les attentes qui se sont exprimées dans les 17 Actes des Gilets jaunes soient entendues.