MENU
      ÉditoActualitésÉvenementsCommuniquésManifestationsRéflexionsRetour sur...SyndicalismeTravail      samedi 23 mars

Pour la relaxe des Goodyear, toutes et tous a Amiens les 19 et 20 octobre 2016 !

  

Les 19 et 20 octobre, se tient à Amiens le procès en appel des 8 de Goodyear, condamnés en 1 ère instance à 24 mois de prison dont 9 mois fermes et 5 ans de mise à l’épreuve... pas moins... pourtant même la direction de Goodyear et les 2 cadres (soi-disant séquestrés) avaient retiré leur plainte... cela n’a suffi ni au procureur ni au tribunal qui devaient avoir des comptes à régler.

Pourquoi une condamnation aussi lourde ? Pour avoir osé se battre et refuser le licenciement des 1173 salariés de l’usine d’Amiens Nord. Pourtant, c’est grâce aux syndicats que les salariés ont pu, pendant 7 ans, tenir tête à un groupe qui voulait leur peau, coûte que coûte.

Comme dans l’affaire Tefal, comme pour les 16 salariés d’Air France, les procureurs y sont allés de leur foudre, se sont lâchés n’hésitant pas à traiter les militant-es de « casseurs », de « voyous ». Dans le même temps, c’est la liberté même de manifester qui est attaquée et le « maintien de l’ordre » a pris en France un tour dangereux pour les libertés publiques ces derniers mois dans les manifestations contre la loi travail, les actions de solidarité avec les migrant-es ou d’autres actions militantes.

Ces procès en appel marqueront sans aucun doute les suivants, ceux de tout-es les militant-es eux aussi victimes de répressions syndicales... Les attaques contre les libertés syndicales se multiplient, elles sont de plus en plus nombreuses, de plus en plus violentes, et sans doute à la mesure de la violence sociale qui se généralise à l’encontre de l’ensemble des salarié-es, et de ceux et celles qui veulent y faire barrage. Beaucoup de militant-es sont poursuivis comme des criminels pour avoir dénoncé, combattu, refusé de baisser la tête. La répression syndicale, plus forte que jamais, remet en cause le syndicalisme de luttes, le syndicalisme indépendant qui donne une place centrale à l’expression des salariés et à la construction de rapport de force, la liberté d’adhérer au syndicat de son choix, le droit de grève, le droit de manifester...

Le gouvernement et la justice de classe, le patronat ne supportent plus ceux qui défendent leur emploi, ceux qui résistent au libéralisme et qui luttent pour un monde meilleur. Ce grand patronat ne tolère pas les capacités d’organiser des luttes, des syndicats. Tous veulent enfermer l’activité syndicale dans des salons, dans un cadre institutionnel de discussion et d’accompagnement des réformes. Ils ne tolèrent ni les désaccords ni la colère.

Nous devons rester ensemble, unis et debout pour refuser l’inacceptable, défendre les libertés syndicales pied à pied, ne rien lâcher, exiger le respect des libertés syndicales, l’arrêt des poursuites judiciaires pour les camarades incriminés injustement, une loi d’amnistie pour celles et ceux déjà condamnés.

L’Union syndicale Solidaires appelle à se rendre en nombre à Amiens les 19 et 20 octobre 2016 pour dire non à la répression, pour exiger la relaxe des 8 de Goodyear et leur manifester notre solidarité. C’est notre nombre qui fera notre force, toutes et tous uni-es et solidaires !




           

Documents à télécharger

  Pour la relaxe des Goodyear, toutes et tous a Amiens les 19 et 20 octobre 2016 !

Rendez-vous

23 mars / 19h30 / à la Bourse du travail
Quel exercice de la démocratie ?
La récente séquence des Gilets jaunes a mis à nu une aspiration à la démocratie face aux décisions d’un pouvoir dépourvu d’une quelconque assise populaire. Au-delà de la satisfaction de revendications relatives au pouvoir d’achat, une proposition de référendum d’initiative citoyenne semble émerger.
27 mars / 12h / place Chassaigne-Goyon
Pour la fonction publique, amplifions la mobilisation !
Depuis de nombreux mois, en dépit de leurs revendications et propositions, elles constatent que le pouvoir exécutif poursuit une politique néfaste pour la population, pour les missions publiques et pour les agent-e-s.
3 avril /
Lancement d’une grande campagne pour la régularisation et l’égalité des droits
Cette campagne s’inscrit dans la continuité des manifestations du 18 décembre qui ont rencontré un grand succès. Les marches des solidarités ce 16 mars ont aussi été un relai pour l’objectif que nous cherchons à mettre en oeuvre à savoir une campagne pour des régularisations massives.
5 avril / 17h30 / Bourse du Travail de Paris
Permanence « Conditions de travail et santé »
Avec le collectif « Pour ne plus perdre sa vie à la gagner »
11 avril / 18h / 31 rue de la Grange-aux-Belles
Les utopiques - Soirée de présentation du n° 10
Le dernier numéro des Utopiques nous invite à emprunter les chemins de l’émancipation. Et de le faire du côté de l’autogestion, une voie pour dépasser le capitalisme, en idée comme en pratiques. En cela, elle ne peut que rencontrer le projet d’un syndicalisme de lutte et de transformation sociale. Ce fût le cas pour la « CFDT autogestionnaire » des années 1970, ça l’est toujours pour de nombreux syndicats SUD.

Facebook


Twitter


Actualités

Non A l’Islamophobie - Hommage aux victimes de Christchurch
Vendredi 15 mars 2019, un attentat islamophobe a été perpétré dans deux mosquées de Nouvelle- Zélande. Cet assassinat de masse a touché enfants et adultes, on compte à ce jour 50 morts et des dizaines de blessés. Ce meurtrier, suprématiste blanc, déclare que son inspiration idéologique prend source en partie dans la théorie du « grand remplacement », née dans l’extrême-droite française puis banalisée plus largement dans une version euphémisée bien au-delà de celle-ci par des politiques, des journalistes et intellectuels.
Rassemblement « préjudice d’anxiété »
En 2015, la Cour de Cassation a restreint la reconnaissance du préjudice l’anxiété lié à l’amiante, aux seul.es salarié.es et ex-salarié.es des entreprises ouvrant droit à l’ACAATA. Il semble qu’aujourd’hui certains juges de la Cour de Cassation ont pris conscience de l’incohérence de la situation et laissent espérer un retournement possible d’attitude.
Communiqué unitaire contre les mesures répressives du gouvernement
Un nouveau seuil a été franchi dans la dérive autoritaire du gouvernement. Après l’inscription de l’état d’urgence dans le droit commun, l’adoption du projet de loi “anti-manifestant·e·s” qui accroît les mesures liberticides vis-à-vis des manifestant·e·s, et des Gilets Jaunes, nous apprenons que l’exécutif souhaite mobiliser les militaires de l’opération Sentinelle pour intervenir face aux mobilisations sociales. Un État de droit, une démocratie, la République ne sauraient accepter que l’armée se retrouve face au peuple, comme s’il était un ennemi, comme si la guerre civile était déclarée.
Intersyndicales Femmes 2019
Cette formation regroupe des militant-es de la CGT, de la FSU, et de Solidaires depuis 1998. Elle se veut un lieu d’échanges et de confrontations qui permet d’approfondir les questions revendicatives sur nos lieux de travail et de poser la question de la place des femmes dans les syndicats.
Soirée débat unitaire sur les répressions
Animée par Edwy Plenel, Antoine Chao, Judith Krivine avec Assa Traoré, David Dufresne